Journalisme

Employer le mot juste : un devoir déontologique !

Vocabulaire L'Observatoire de déontologie de l'information (ODI) publie un texte de son groupe de travail sur le vocabulaire, inventaire illustré des principales erreurs ou difficultés d’emploi des mots à partir d’exemples recueillis lors des derniers mois.

ODILe texte propose également une analyse de certains termes ou expressions qui ont prêté à confusion ou polémique dans l’année écoulée :  « Les mots sont souvent mal employés, mal perçus (ce qui n’est pas la même chose) et peuvent faire mal, très très mal. »

Sont étudiés dans ce document (Observatoire de la déontologie de l’information) :

– Erreurs, fautes d’emploi ou d’appréciation

– Réfugiés, exilés, migrants

– Terrorisme, terroriste ; Etat islamique

– Juifs de France

– Secte ou dérive sectaire.

Conclusion de l’atelier : « Aucun mot ne peut prétendre être neutre. Chaque expression contient une charge positive ou négative pour celui qui l’emploie ou celui qui le reçoit. Mais la recherche du mot le plus juste possible est une exigence du public, un des critères qui devrait permettre de distinguer le journaliste attaché à informer et exerçant son esprit critique, du bloggeur ou du twittos surtout attaché à s’exprimer ».

Les deux journalistes d’Ouvertures ont apporté leur contribution à ce travail :

– L’un sur les confusions, notamment en matière économique : par exemple, l’emploi extrêmement fréquent de « revenu » au lieu de « chiffre d’affaires ». Ou la tendance à présenter un « ralentissement de la croissance » comme de la « décroissance ».

– L’autre sur les mots « secte » et « dérive sectaire », « souvent employés à tort et à travers, de façon abusive, au mépris de la présomption d’innocence et sans que les accusés puissent se défendre ». L’atelier sur le vocabulaire de l’ODI suggère « qu’on se contente de dénoncer les actes répréhensibles au regard de la loi, commis par tel ou tel groupe, sans affubler de ce qualificatif devenu infamant, et sans plus d’examen, ceux qui pensent ou agissent à l’écart de l’establishment ».

Pour aller plus loin :

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2 commentaires pour cet article

  1. Un an après, quelles améliorations sont constatées ? On a toujours ces stéréotypes et approximations pas toujours involontaires. J’y ajoute la tendance à utiliser le mot crash pour ce qui concerne la bourse, évitant de préciser s’il s’agit d’un évènement passager, d’une baisse importante des cours ou d’un krach, et plus généralement à édulcorer la portée des actualités en s’en remettant aux formules si laborieusement élaborées par une armée de communicants que personne n’ose les modifier.

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