Evaluation

La plupart des médecines douces « condamnées » pour absence de preuves scientifiques

Voulez-vous savoir la « vérité scientifique » sur l’acupuncture, l’homéopathie, la phytothérapie, la chiropraxie et une trentaine d’autres thérapies complémentaires ? Alors lisez le livre de Simon Singh et Edzard Ernst dont la conclusion générale est : « Intox ! » Mais attention, « vérité scientifique » et « connaissance » ne sont pas forcément synonymes : la plupart des médecines dites douces agissent selon des paradigmes que la "science" pourrait encore ignorer.

Couv Medecines-doucesAujourd’hui, pour savoir ce que vaut un traitement médical, on le teste. Partant de cette affirmation, les auteurs du livre expliquent ce que sont les méthodes scientifiques d’évaluation des thérapeutiques : essais cliniques avec groupes de contrôle, études de cohortes sur le long terme, choix randomisé, étude avec placebo en double aveugle, etc.

Fuyant croyances, traditions, intuitions et autres perceptions subjectives, le journaliste Simon Singh et le professeur Edzard Ernst ont voulu savoir ce que ces méthodes, qui ont permis de valider scientifiquement la médecine conventionnelle (médecine fondée sur des preuves, Evidence Based Medecine, EBM), donnent comme conclusions quand elles sont appliquées aux médecines douces.

Ils ont ainsi étudié les résultats de centaines d’évaluations, d’analyses, de méta-analyses (analyses d’analyses) et d’essais cliniques sur ces médecines (appelées non conventionnelles en France) dans le monde entier.

Leur livre, « Médecines douces : info ou intox ? » (éd. Cassini), compte 400 pages qui renvoient aux documents leur permettant de tirer ce bilan général : « Sur la base des meilleures preuves disponibles, nous pouvons dire que la plupart des formes de médecines alternatives ne procurent, pour la plupart des maladies ou affections, aucun bénéfice thérapeutique [nous soulignons, ndlr] prouvé ou bien apparaissent de façon démontrable comme inefficaces ; de plus, un certain nombre de thérapies alternatives peuvent présenter des risques pour les patients », [par exemple, en raison de leur « hostilité aux vaccinations »].

Illusions, sophismes et placebos

Les auteurs dénoncent :

Crédit photo : Pat Kight.

Crédit photo : Pat Kight.

– des principes illusoires : pour l’acupuncture, « il n’y a aucune preuve de l’existence du Qi ou des méridiens ». Les conceptions du feng shui ou celles de la médecine anthroposophique « ne sont pas plausibles sur le plan biologique ». Pour la chiropraxie (fondamentaliste), la notion d’« intelligence innée » n’est pas reconnue par la science. Dans l’univers des médecines alternatives, les « termes à la mode » d’ondes ou de résonance « sont dépourvus de sens ». « En réalité, il y a une abondance de preuves montrant que les champs d’énergie chez les êtres humains sont un mythe ». « Le toucher thérapeutique, le reiki et les autres thérapies apparentées sont des pratiques fondées sur rien de plus que le principe du « prendre ses désirs pour la réalité » » ;

– des sophismes : le naturel, le traditionnel, le holisme, la prière (« De nos jours, le poids des preuves penche manifestement contre la possibilité d’une guérison d’origine divine par le truchement de la prière ») ;

– des « placebos sophistiqués » : fleurs de Bach, thérapie par les cristaux, etc. Pour l’homéopathie : « Il n’y a pas de mécanisme connu expliquant comment des solutions ultra diluées, ne contenant aucune substance active, pourraient agir sur le corps ; et il n’y a pas la moindre preuve de l’existence d’une force vitale. (…) L’exemple le plus achevé de l’escroquerie homéopathique est peut-être celui du remède appelé Oscillococcinum. (… C’est sûrement la forme la plus achevée du charlatanisme médical ».

Une certaine efficacité contre certaines affections

Certaines approches trouvent cependant grâce à leurs yeux, mais seulement pour le traitement de certaines affections restreintes et bien précises. La chiropraxie (pressions manuelles sur les vertèbres), par exemple, peut procurer un certain « bénéfice thérapeutique », mais uniquement pour les problèmes de nuque ou de dos, et certainement pas pour soigner des maladies qui ne concernent pas le système musculo-squelettique, comme les coliques, l’asthme ou les allergies.

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Fleur de Millepertuis. Source : JLPC.

De même, la phytothérapie offre « quelques remèdes intéressants », comme le millepertuis, excellent contre les dépressions. Mais « il n’y a aucune raison de prendre un remède phytothérapeutique s’il existe un traitement conventionnel plus sûr et plus efficace » et qui a généralement été testé de façon beaucoup plus sérieuse ».

« Certaines pratiques de la médecine traditionnelle chinoise peuvent être efficaces dans le cas d’affections particulières. » L’acupuncture, par exemple, est « peut-être efficace pour soulager certaines douleurs ainsi que les nausées », mais rien d’autre.

« Une grande partie de la démarche de la naturopathie est parfaitement sensée », mais on ne peut formuler « un jugement général » sur elle « étant donné la grande diversité des traitements ».

Les auteurs s’inquiètent du « battage inouï en faveur des médecines alternatives dans les médias, des proclamations exagérées sur Internet et des annonces trompeuses dans les vitrines des magasins. Est-il juste de les laisser gaspiller leur argent et mettre en danger leur santé en recourant aux médecines alternatives ? »

Chemin de Damas

Les auteurs : Edzard Ernst et Simon Singh.

Les auteurs : Edzard Ernst et Simon Singh.

L’éditeur présente cet ouvrage comme « honnête, impartial, rigoureux, complet. Le livre de Singh et Ernst est le livre définitif sur le sujet ». S’il est aussi affirmatif, en dehors du fait de recourir à un argument commercial, l’éditeur table sur la qualité des deux auteurs.

Simon Singh, docteur en physique des particules, journaliste, a produit de nombreuses émissions scientifiques à la BBC et a écrit plusieurs ouvrages de vulgarisation qui ont connu des succès mondiaux.

Le professeur Edzard Ernst a occupé jusqu’en 2011 la première chaire au monde de médecine alternative à l’université d’Exeter (Grande-Bretagne). Son groupe de recherche a  passé quinze ans à tester l’efficacité de ces approches. Il a débuté sa carrière comme docteur en médecine conventionnelle, puis à plancher sur l’homéopathie avant d’exercer celle-ci durant des années, ainsi que d’autres traitements alternatifs, comme l’acupuncture.

Etrange quand même qu’un scientifique ait pu passer tant d’années à étudier et pratiquer des médecines qu’aujourd’hui il traite d’escroquerie et de charlatanisme… Il raconte dans son livre son chemin de Damas et comment il s’est mis à devenir sceptique après avoir lu une étude réalisée en 1991 par un pharmacologue allemand, W. H. Hopff. Ce professeur avait entrepris de répéter l’expérience originale de Hahnemann avec le quinquina. N’ayant pas observé les effets décrits par le fondateur de l’homéopathie, il avait conclu que le résultat qui avait servi de base à l’homéopathie était erroné.

Mais alors, que faut-il penser du parcours du professeur Ernst qui a passé plusieurs années à étudier et à pratiquer – certainement à l’entière satisfaction de lui-même et de ses malades, sinon il aurait arrêté ! – un mode de traitement qu’il considère aujourd’hui comme inefficace voire dangereux ?

> Les auteurs confondent trop souvent « absence de preuve » avec « preuve de l’absence »… On sait même que les « vérités scientifiques » sont biodégradables et évolutives. Vouloir baser la validité des approches différentes ou traditionnelles sur le seul procès du double aveugle pour les exclure du champ thérapeutique est de courte vue et abusif.
Il se pourrait même que certaines de ces approches, généralement plus globales et moins intrusives, sans être aujourd’hui des « sciences » au sens occidental du terme, soient plus proches de la réalité thérapeutique que nombre de disciplines « validées par les preuves »…

JL ML

Pour aller plus loin :

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14 commentaires pour cet article

  1. Voici un livre qui convaincra certainement les convaincus.
    Je ne l’ai pas lu, mais dans le résumé qui en est fait, une question est absente. Les auteurs s’interrogent sur le battage fait autour des médecines alternatives. Se posent-ils la question de savoir pourquoi tant de personnes s’intéressent à autre chose que la médecine chimique?
    Pour ma part, je crois pas mal à la possibilité qu’à le corps de s’auto guérir. Si les méridiens n’existent pas, si l’homéopathie n’est qu’un peu de sucre (etc) mais si je suis la confiance que j’ai dans ces produits ou techniques suffit à me permettre d’aller mieux, pourquoi m’en priver?
    IL y a certainement des charlatans dans la médecine douce (comme dans l’autre: cf certains scandales sanitaires) mais pas que!
    Pourquoi vouloir être exclusif?

  2. « Pourquoi la plupart des conclusions
    des recherches scientifiques publiées sont fausses »
    (« Why Most Published Research Findings Are False »)

    Ce n’est pas moi qui le dis : je ne reprends ici que le titre d’un article scientifique dont le contenu est d’autant moins suspect, qu’il a non seulement été publié sur Plos Medecine qui jouît d’une solide réputation de sérieux, mais en plus cet article est avalisé par la bible de référence en matière de publications scientifiques médicales PubMed (cette dernière offre la base de données bibliographiques de référence mondiale et est produite par la National Library of Medicine – USA).
    Suite sur http://www.retrouversonnord.be/Epistemologie_des_sciences.htm#fier

    Comme les grands médias se contentent, sans esprit critique suffisant, de relayer tels quels les résultats de diverses recherches scientifiques, nous sommes donc enclins à les prendre « pour argent comptant » et à leur donner un crédit souvent inconditionnel mais fort exagéré, et de plus, comme on le verra ci-après, à mettre désormais chaque fois en question..

  3. Bonjour
    Les critères de validation « scientifique » qui prévalent à ce genre d’étude ont été élaborés par et pour l’industrie.
    Par exemple, on mesure une seule variable à la fois. Le corps est vu comme une mécanique, si je modifie tel engrenage qu’est ce qui se passe. Une cause produit un effet. et sur un modèle exclusivement chimique.
    Très pratique pour tester des medocs.
    Beaucoup moins pour tester, par exemple, une plante présentant une quarantaine de molécules actives, ou l’efficacité d’une séance de Taï-Chi.
    La quasi totalité des médecines (dites) alternatives / traditionnelles sont holistiques, c’est à dire considèrent qu’elles considèrent le patient dans sa globalité.
    Elles ne cherchent pas LE coupable responsable d’une pathologie, elles recherchent un déséquilibre, elles ne fonctionnent pas sur le modèle une cause / un effet, mais plutôt sur un système dynamique ou une multiplicité de causes engendrent une multiplicités d’effets, qui a leur tour vont devenir des causes et nourrir d’autres effets …. Ces médecines considèrent le corps comme un système vivant, auto-organisé.
    Mais ou sont les preuves de tout ce que je raconte ?

    Il n’y a aucune preuve parce qu’il n’y a aucun instrument de mesure.
    C’est aussi simple que ça …
    L’industrie mesure des situations standardisées que la médecine holistique ne sait pas produire.
    Je suis professionnel de santé, j’ai vu des dizaines de chamanes / guérisseurs / énergéticiens, soigner, « débloquer », guérir des centaines de personnes.
    Mais il n’y a toujours pas de « preuves » scientifiques. Ces médecines ne travaillent pas sur des statistiques, elles travaillent sur des individus.

    Pour le reste pour affirmer « Il n’y a aucune preuve de l’existence du chi », certes non, mais c’est implicitement affirmer que la médecine chinoise n’est elle constituée que d’ignorants, ou d’idiots qui enseignent le Qi (chi) (prononcer t’chi) dans leurs universités ?
    Le Qi, c’est l’énergie vitale.
    En Inde, on parle de Prana.
    Le concept d’énergie vitale est universel et multi millénaire.
    C’est vrai, on a aucune preuve, mais vous pourriez au moins essayer de comprendre pourquoi des centaines de millions de gens y « croient » – et pour eux c’est aussi évident que 2 et 2 font 4.
    Il y a même des Prix Nobel parmi eux.

    Les conceptions du feng shui ou celles de la médecine anthroposophique « ne sont pas plausibles sur le plan biologique »
    Traduction : on a rien mesuré, donc il n’y a rien à voir.

    « En réalité, il y a une abondance de preuves montrant que les champs d’énergie chez les êtres humains sont un mythe »
    C’est pas gentil pour les chinois, les Indiens et beaucoup d’autres …
    Les faits : toutes les cellules de notre corps sont polarisées.
    On pourrait dire pour simplifier qu’une cellule est une petite pile, avec un + et un -.
    Des courants électriques de très faible intensité circulent continuellement dans le corps humain. Ils sont bien là, en permanence, mesurables. Or tout courant électrique produit un champ électro magnétique.
    La science officielle nous dit donc qu’il y a au moins un champ d’énergie chez l’être humain.
    « Officiellement » il y en a également un second, l’infrarouge. Notre corps ne rayonne pas sa chaleur de la même façon selon l’endroit ou l’on regarde, ou selon s’il est en bonne ou en mauvaise santé.
    Cet article est un ramassis d’âneries …

    Trouver ça dans un supplément du Figaro, je comprendrai, mais ici ? C’est quoi le but ?

  4. Le paracétamol largement prescrit me provoque depuis toujours des effets secondaires (somnolence désagréable…) non répertoriés sur la notice, pourtant rédigée suite à des études nombreuses et j’imagine scientifiquement irréprochables. Je lui préfère l’aspirine pourtant déconseillée de nos jours par la plupart des médecins (aujourd’hui même la science semble s’apercevoir que le paracétamol n’est peut être pas aussi « anodin » que ça même si on respecte les doses). En tous cas, cela ne concerne que moi et je n’irai pas recommander à mon voisin ou même à ma sœur au « terrain » plus proche de faire le même choix. De la même façon, je me réserve le droit de juger par moi même de l’efficacité (ou non) d’une médecine douce sur moi. Ce qui est dommage est de ne pouvoir les tester toutes en raison du coût souvent ridiculement élevé de ces pratiques. C’est leur principal défaut, et même si ce livre apporte un regard statistique intéressant le reste est affaire d’individu. J’espère que les auteurs les ont testées avant de se prononcer…

  5. Alors pourquoi avoir condamné l’herboriste parisien ??? Sachant que les plantes font parties de la phytothérapie, le plus vieux métier du monde ??? Les plantes guérissent, soignent alors que les médicaments, la chimio, etc…TUENT, oui mais voilà à la tête des labos pharmaceutiques se trouve un certain Sarkozy ??? ATTENTION ! un Sarkozy peut en cacher un autre et celui-là c’est OLIVIER !!! Le roi Nico a été destitué de son trône et le Guillaume à la tête du groupe Malakoff/Médéric (assurances) a été débarqué, il y a juste quelques mois…alors ! Ça suffit la DICTATURE des Sarkozy, profiteurs : tout pour le fric, en plus ne paient pas d’impôts ni l’ISF, ayant investi dans des paradis fiscaux et dans un château de 1.500m2 habitables à Marrakech pour le Nico, près du Ryiad de ses amis les Balkany toujours ensemble alors que divorcés et INSOLVABLES ??? CHERCHER L’ERREUR !!!

  6. Les médocs, la chimio, etc, etc, … TUENT ! C’est connu et reconnu : le médiator, la thalidomide, le talc Morhange, etc, etc, pour ne citer qu’eux…le sénateur du Finistère M. Richet essaie de faire reconnaître une loi pour la réhabilitation de l’herboristerie en France ce qui ne serait que justice…

  7. La réhabilitation, sans délai, de l’herboriste parisien M. Raveneau qui plus est, est docteur en pharmacie CHERCHER L’ERREUR, (si ce n’est une attaque personnelle en tous cas ça y ressemble) qui guérit, soigne et soulage tant et tant de maux et de personnes…est URGENTE !!! Je ne connais pas personnellement ce Monsieur, n’habitant pas à Paris, mais en province. Je prends des plantes en décoction, en infusion, dans l’alimentation, etc…et je suis toujours debout, malgré tous les aléas de la vie (j’ai été dans le coma, 1mois 1/2 suite à un AVP : Accident de la Voie Publique) et si je n’avais pas eu les plantes pour me sortir de là, je ne serai plus là pour vous le dire et l’écrire,,, alors OUI à l’herboristerie et autres méthodes naturelles : je me fais des cataplasmes d’argile, etc, etc…je bois tous les jours : 1 verre de vinaigre de cidre,1 de jus de citron, avec curcuma, gingembre…avant chaque repas (3 fs/jour)…

  8. Quand Zioxx ou la Talidomide, entre autres, tue ou rend infirme des centaines de milliers de personnes, on a la preuve scientifique que le produit ne vaut rien et que les recherches scientifiques n’avaient de scientifiques que le nom!….

  9. « vérité scientifique » et « connaissance » ne sont pas forcément synonymes : la plupart des médecines dites douces agissent selon des paradigmes que la « science » pourrait encore ignorer.

    Bon quand il y a ça dans l’introduction …ça veut dire quoi?Que n’importe qui peut dire n’importe quoi et que c’est vrai?
    Justement la science doit être basée sur des réalités et non des suppositions sinon c’est du charlatanisme.
    Je ne demande pas mieux qu’à croire aux méridiens énergétiques, à la radiesthésie au médecines ancestrales(dont la plupart n’en sont pas) mais justement il s’agit de croire et non de savoir.
    Une connaissance non scientifique s’appelle un préjugé, une croyance, un intime conviction etc…
    C’est aberrant de voir dans cet article l’éloge de l’obscurantisme(le contraire de la connaissance autant dire l’ignorance crasse et fanatique) alors que le site à pour titre ouvertures.
    L’ignorance c’est ce qui a permis aux religions de toute sorte de freiner l’essor des connaissances au non de la superstition. Enfin si vous voulez vous glorifier d’être obtus et fermé à la raison et la connaissance c’est étrange pour un site qui s’appelle ouverture.
    Le doute, la foi ou croyance est bien sûr un moteur mais qualifié de vrai quelque chose qui n’existe pas (ou dire que la para science à la même valeur que la science, autrement dit une science qui ne s’appuie pas sur le réel) c’est simplement dangereux.
    Dommage alors que le corps humain et sa biologie et physiologie recèle encore des nombreux mystères (et merveilles je pense) qu’il faut découvrir(donc mettre en évidence par le biais de faits= la science).

    Après si la phrase du paragraphe d’accroche veut dire que nous ne savons pas tout du fonctionnement humain et biologique c’est seulement cite l’évidence(scientifique d’ailleurs).

    Quant aux parallèles entre allopathie et médecine naturelle je ne vois pas le rapport.
    La science est la science. Que des personnes trichent avec celle ci n’est pas le fait de la science mais plutôt un fait économique.
    Sauf qu’il serait(est?) ridicule de dire que nous pouvons croire les charlatans qui ne s’appuient pas sur la science(il en existe!), mais devons nous méfier des scientifiques parce qu’ils font partie de lobbies…
    Je n’aime pas les lobbies mais la science reste la science, une explication(la seule que nous ayons) du monde qui nous entoure.
    Pas besoin de chercher loin pour voir que notre esprit(que les sciences-les vraies pas le paranormal mystique sans fondement-) est lui même créateur de beaucoup de choses. C’est le cas pour l’imagination, la pensée, la conscience, le pouvoir auto-guérissant(par ex. l’effet Placebo), la suggestion, etc…).
    Une discipline, surtout si elle à trait à la médecine, doit avant tout s’appuyer sur des éléments concrets.
    L’intitulé de l’article laisse peu de place à l’interprétation:
    Ici on justifie la mystification comme dire que Dieu existe parce qu’on ne peux pas le voir et que ça prouve donc qu’il existe…
    Toujours en lisant l’article on peut voir la manipulation évidente de son auteur:

    « que faut-il penser du parcours du professeur Ernst qui a passé plusieurs années à étudier et à pratiquer – certainement à l’entière satisfaction de lui-même et de ses malades, sinon il aurait arrêté ! – »

    Affirmation gratuite sans fondement. On est bien là dans la preuve par l’absence de preuve. Donc ce’st vrai?

    La connaissance c’est savoir (avec preuve) le reste c’est de l’ignorance et la tonalité de cet article me sembles aller dans ce sens. Puisque je dit une chose c’est vrai, pas besoin de vérifier. La différence entre une science et une escroquerie est simplement que l’une s’appuie sur du concret, l’autre non.
    Quand les médecines alternatives et douces s’appuieront sur du concret au lieu d’affabulation mystique(ou d’affirmations invérifiables-c’est la même chose).

    Quand à la science , bien sûr qu’elle nous permet pas de tout connaître(et e permettra sans doute jamais) mais c’est le seul outil valable pour avancer et utiliser le monde.
    J’espère plus que l’n fasse des nouvelles avancées dans la science du corps humain que je ne m’attache à une mystique qui mènera forcément sur rien, quoique le quantique puise chambouler tout ça aussi.

    • La science sans conscience ne vaut rien… J’ai 70 ans. J’ai commencé en hypnose en 1975. J’entends les mêmes attaques depuis ce temps-là. Aucune poursuite contre les praticiens par des malades en 40 ans… Que des poursuites par le Collège des Médecins à 90%, des arnaqueurs se présentant comme des malades sous de fausses représentations. La plupart du temps payés pour mentir, se parjurer en Cour, ce sont d’anciens policiers à la retraite…. Il n’y a aucun danger avec les médecines douces sauf dans la tête des paranoïaques. Regardez les chiffres. La médecine contemporaine tue en masse depuis que BigPharma contrôle les médecins, pas les médecines douces…

  10. Ceux qui défendent inconditionnellement les médecines conventionnelles et qui donc n’acceptent pas les autres, sous prétexte d’absence de preuve (scientifique) se comportent en fait en parfaits scientistes et donc adeptes de cette religion dont la foi est dans le rejet de tout ce qui n’est pas scientifiquement prouvé. Ils commettent aussi la confusion erratique suivante : l’absence de preuve ne veut pas dire preuve de l’absence ! Lors de son audition devant une séance d’une commission d’enquête du Sénat français du 19 décembre 2012, le Pr Ivan Krakowski (°) précise à propos de l’effet placebo qu’ « il peut être extrêmement puissant. En cancérologie, il est tout à fait fréquent dans les études thérapeutiques d’observer un effet placebo de plus de 60% même contre des thérapeutiques tout à fait établies ». Il dit encore : « L’absence de preuve n’est pas la preuve de l’absence d’efficacité » (cf. ).
    (°) Directeur du service interdisciplinaire de soins de supports en oncologie au Centre Alexis Vautrin (CLCC de Nancy).

    Messieurs les Scientifiques de tout poil et ceux qui croient dans la science comme étant la seule référence crédible (les scientistes) pour jauger de l’efficacité d’un traitement ou d’une thérapie, un peu d’humilité ! En effet, le rôle de l’attribution de l’efficacité de tel ou tel remède ou pratique de santé ne revient-il pas in fine au patient lui-même ?

    Voici l’avis très autorisé et malheureusement toujours d’actualité du Dr John Eccles (1903-1997), prix Nobel de physiologie et de médecine en 1963 pour la découverte des processus chimiques responsables de la propagation de l’influx nerveux (synapse) :
    « Ils [la majorité des scientifiques] ont été formés à l’école du matérialisme. C’est un moule extrêmement rigide composé d’un ensemble de dogmes qui ne sont pas forcément expliqués scientifiquement ! Par exemple, affirmer que notre existence n’est qu’un assemblage biologique sans essayer de comprendre tout ce qui n’entre pas dans ce cadre – sous prétexte que ce n’est pas « scientifique » – est un dogme, pis, une superstition ! La science est pleine de superstitions, de croyances de toutes sortes… Le plus navrant, c’est que le public est persuadé que la science a réponse à tout… » (Revue française Psychologies n° 100, juillet-août 1992, pp. 54-55)

    Voici enfin celui du Pr Paul Feyerabend (1924-1994), Professeur de Philosophie des Sciences à Berkeley : « L’idée que la science peut, et doit, être organisée selon des règles fixes et universelles est à la fois utopique et pernicieuse. Elle est utopique, car elle implique une conception trop simple des aptitudes de l’homme et des circonstances qui encouragent, ou causent, leur développement. Et elle est pernicieuse en ce que la tentative d’imposer de telles règles ne peut manquer de n’augmenter nos qualifications professionnelles qu’aux dépens de notre humanité.

    En outre, une telle idée est préjudiciable à la science, car elle néglige les conditions physiques et historiques complexes qui influencent en réalité le changement scientifique. Elle rend notre science moins facilement adaptable et plus dogmatique : chaque règle méthodologique étant associée à des hypothèses cosmologiques, l’usage de l’une nous fait considérer la justesse des autres comme allant de soi. Le falsificationisme naïf tient ainsi pour acquis que les lois de la nature sont manifestes, et non pas cachées sous des perturbations d’une ampleur considérable ; l’empirisme, que l’expérience des sens est un miroir du monde plus fidèle que la pensée pure; le rationalisme, enfin, que les artifices de la raison donnent de meilleurs résultats que le libre jeu des émotions […] »
    […] » La science est beaucoup plus proche du mythe qu’une philosophie scientifique n’est prête à l’admettre. C’est une des nombreuses formes de pensée qui ont été développées par l’homme, mais pas forcément la meilleure […]  »
     » La science est la plus récente, la plus agressive et la plus dogmatique des institutions religieuses. »
    (http://lipsor.cnam.fr/servlet/com.univ.collaboratif.utils.LectureFichiergw?ID_FICHIER=1295877017981)

  11. P.S. On prétend donc que la médecine se base sur des preuves scientifiques (« evidence based medicine ») et on y oppose les autres médecines. Dans sa concluision d’un long article superbement argumenté et nuancé (« Prouver à tout prix l’efficacité de la psychothérapie : enjeux scientifiques et politiques » sur http://www.squiggle.be), le réputé Professeur et spécialiste Nicolas Duruz de l’Université de Lausanne conclut : « Il ne faut pas être plus royaliste de que le roi : de différentes enquêtes internationales, il ressort que seulement 10 à 20% des actes en médecine sont prouvés efficaces selon l’evidence-based-medicine » !!!

    En pareilles conditions, paradoxal mais surtout injuste que les scientistes qui ne se l’avouent pas font un très mauvais et inique procès à l’adresse de la plupart des médecines non conventionnelles ! Ils devraient alors aussi s’insurger contre le fait que 80 à 90% des actes médicaux ne reposent donc pas sur des preuves scientifiques !

    – Lien direct vers l’article http://squiggle.be/PDF_Matiere/Duruz.pdf

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