Le célèbre naturopathe André Passebecq est mort

André Passebecq, un des grands noms de la naturopathie aux côtés de Paul Carton, Raymond Dextreit, Henry-Charles Geffroy, Pierre Marchesseau et André Roux, est décédé le 5 novembre 2010. Il avait fondé le centre de formation “Vie et Action” près de Nice. De 1982 à 1993, sous la houlette du doyen Pierre Cornillot, il enseigna la naturopathie dans le cadre de la Faculté de santé, médecine et biologie humaine de Bobigny (93).


André Passebecq.
Photo extraite d´une vidéo publiée sur metacafe.com.

« Toutes celles et ceux qui l’ont connu garderont en mémoire sa passion pour la naturopathie et l’engagement qu’il témoignait inlassablement dans ses conférences, ses stages d’hygiène vitale naturelle et sa bonne vingtaine de livres, publiés aux éditions Dangles surtout », commente Daniel Kieffer, fondateur du Centre de formation en naturopathie (Cenatho) et président de la Fédération française de naturopathie (Fenahman).

Il fut jadis l’un des bras droits de Pierre-Valentin Marchesseau et intime du biologiste Raymond Lautié. Dans son centre de Gréolières (arrière-pays niçois) créé en 1960 « Vie et Action », il a reçu près de 5000 étudiants et sympathisants qui vinrent s’initier in vivo à une naturopathe conviviale et familiale. Il écrivit aussi beaucoup sur la psychologie, la graphologie, l’étude des ongles, la psychosomatique naturelle et l’accompagnement, selon les médecines naturelles, des pathologies.

A 29 ans, devant être opéré d’un ulcère gastrique sévère (au premier stade cancéreux), il se guérit après avoir consulté le naturopathe Horace Jarvis, en Grande-Bretagne. Devenu l’un des grands pourfendeurs des vaccinations et des médicaments, il s’engagea de plus en plus ouvertement dans la naturopathie sans craindre l´affrontement avec la médecine conventionnelle.

« La fièvre, c’est un point capital de la santé ! »

Extraits d’une interview parue en avril 2002 sur satoriz.fr

– Vive la fièvre ! L’organisme fait le nécessaire pour sa survie, pour sa réparation. (…) Les recherches ont été faites… à l’Institut Pasteur, par le Professeur André Lwoff, prix Nobel de médecine dans les années soixante-dix ! A 39°5, les bacilles, colibacilles et même certains virus sont détruits par la fièvre. Il l’a écrit, il a fait de nombreuses conférences, “La fièvre est le meilleur remède”. Mais ça n’a pas été du goût de tout le monde… Son travail a été étouffé. Lorsque j’ai enseigné à la faculté de Paris XIII, j’ai demandé au bibliothécaire de rechercher ses écrits. Il ne les a pas trouvés à Paris, il a donc entrepris de les rechercher dans les autres facultés. Rien ! Ses travaux ont été mis sous le boisseau. André Lwoff a touché à trop gros. La fièvre, c’est la poule aux œufs d’or de l’industrie pharmaceutique, c’est un point sensible. Je suis arrivé à publier par la suite ces travaux dans la revue “Vie et Action”, ce dont je fais volontiers mon titre de gloire. La fièvre, c’est un point capital de la santé !

– Le fait de ne pas être médecin vous pose-t-il un problème de crédibilité face au corps médical ?

– Après ma formation à Londres, j’ai obtenu un titre M. Dr : Doctor of Medicine, à la Columbia University, aux Etats-Unis. Ce qui me donne le droit d’exercer la médecine partout, sauf en France ! J’aurais pu demander une équivalence, mais je ne l’ai pas fait : il faut savoir qu’un médecin naturothérapeuthe formé à Bobigny peut être poursuivi s’il ne donne pas de médicaments. Le Conseil de l’ordre veille ! Je préfère, en France, ne pas être médecin et pouvoir continuer à dire et faire ce que je veux. D’ailleurs, je considère que je ne pratique pas la médecine, mais plutôt de la non-médecine ! Je ne fais pas la guerre. Je prétends que le respect de toute forme créée est essentiel au maintien de la santé et à son rétablissement, de même qu’à la santé et à l’harmonie des groupes humains et de leur environnement.

De 1982 à 1993, il enseigna la naturopathie aux médecins, dans le cadre de la Faculté de Bobigny/Paris XIII (Dumenat de naturothérapie).

« Toute cette médiatisation, rappelle M. Kieffer, lui valut nombre de conflits avec les autorités administratives, l’Ordre des médecins et le fisc (comme beaucoup d’autres « locomotives » de notre profession…) et une bonne dose de stress, probablement à l’origine de ses soucis cardiaques d’il y a quelques années… »

>> Philippe Dargère, praticien de santé naturopathe depuis 1976, est décédé le 7 décembre 2010. Il avait été choisi par Pierre-Valentin Marchesseau, biologiste, père fondateur de la naturopathie en France, pour lui succéder à la tête de l´Académie internationale des sciences de l’homme. En 1992, il a repris cette école sous le nom d´École Marchesseau. Elle a fonctionné jusqu’en 1997 avec Colette Marchesseau puis, à partir de septembre 1998, il la dirigea sous l’enseigne « Philippe Dargère Univers« .
Voir l´interview vidéo de Philippe Dargère réalisée en août 2008 par le Cicns.

Pour aller plus loin :

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8 commentaires pour cet article

  1. Bonjour, J´ai été l´intime de A. Passebecq et de sa famille depuis 1965. Il réagissait assez vertement quand on lui disait qu´il avait été le bras droit de Marchesseau. Il disait avoir assisté à ses conférences. Sans plus. J´ai été admis dans son intimité familiale et professionnelles de 1965 à 1983, ce qui me permets aujourd´hui de rectifier et de rapporter ses commentaires à ce sujet. J´ai suivi la même école que lui en Angleterre etc. Je vous félicite de votre site que je découvre avec plaisir. Cordialement et confraternelles salutations. Jean-Claude Secondé – http://www.jcseconde.com

  2. Nous avons connus André Passebecq qui au départ,habitait

    Marcq-en B.,près de Lille.C´est son ami Jacques La Maya

    de Roubaix qui nous à fait connaitre son action pour les aliments ayant encore du <Prana<énergie vitale du yoga<dans les légumes très frais.<Les traces qu´il a laissées,jamais ne pourront s´éffaçer! gérard.de dk.


  3. Je suis un ancien élève d’André Passebecq quand il était professeur et directeur de l’Institut de Culture Humaine de Marcq-en-Bareuil. Je recevais par correspondance des cours de psychologie que j’étudiais à 200 m sous la mer, car j’étais sous-marinier. Je faisais mes devoirs comme n’importe quel élève, mais en plongée, et les professeurs ICH les notaient avec la plus grande sévérité. J’avais 18 ans et ces études sanctionnées par des diplômes, ont duré quatre années, de 1966 à 1970. J’étais également un membre de l’Association Vie et Action, dont André Passebecq était le président. Sa biographie mérite d’être écrite, car c’était un grand personnage.

  4. Je connais Mr Passebecq André que de nom , mais je sais qu’il était un grand homme et un très bon naturopathe , lui qui était proche de PV Marchesseau que j’ai eue la chance de rencontrer lors d’un congrès de Médecines Douces à la foire exposition de Metz . Cette rencontre a changé ma vie , par cette hygiène vitale que j’ai appliquée , étudiée …. Une très Belle rencontre de part ce biologiste qu’était Marchesseau . Honneur à vous ,et merci pour ce très beau parcours .

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