Le point sur les gaz à effet de serre

Les chiffres récents de la météorologie confirment l’accumulation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère et la fonte accélérée des glaciers.

 
Image satellite de l’ouragan Ike par la Noaa.

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) pilote un Programme de veille de l’atmosphère globale (VAG). Ce programme observe avec régularité le milieu atmosphérique. Il mesure notamment le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O) et d’autres gaz présents dans l’atmosphère. Ces données sont archivées et publiées par le Centre mondial de données relatives aux gaz à effet de serre.

Les dernières données relevées par le réseau mondial de surveillance des gaz à effet de serre indiquent que, en moyenne mondiale, les rapports de mélange du CO2 et du N2O dans l’atmosphère ont atteint de nouveaux sommets en 2006, avec des valeurs de 381,2 parties par million (ppm) pour le CO2 et de 320,1 parties par milliard (ppb) pour le N2O.
Le méthane reste stable, à 1782 ppb.

Ces valeurs dépassent celles de l’époque préindustrielle de respectivement 36 %, 19 % et 155 %.
L’indice annuel d’accumulation des gaz à effet de serre établi par l’Administration océanique et atmosphérique américaine, la Noaa, montre que, de 1990 à 2006, le forçage radiatif de l’atmosphère par les gaz à effet de serre persistants à augmenté de 22,7 %.

Les chlorofluorocarbures (CFC) destructeurs d’ozone contribuent aussi au forçage radiatif de l’atmosphère de manière significative : 12 % du total.

Doublement sur 4 ans du taux de fonte des glaciers

Selon les dernières observations du Service mondial de surveillance des glaciers, les glaciers continuent à fondre partout dans le monde. Des chiffres tirés de la surveillance de près de 30 glaciers de référence situés dans 9 massifs montagneux montrent qu’entre 2004-2005 et 2005-2006, le taux moyen de fonte des glaciers a plus que doublé !

En 2006, une nouvelle perte d’épaisseur d’environ 1,4 m équivalent eau s’est produite, contre 0,5 en 2005. De 1980 à 1999, cette perte était en moyenne de 0,3 m par an. En moyenne, 1 m équivalent eau correspond à une épaisseur de glace de 1,1 m.

Certaines des pertes les plus importantes ont eu lieu en Europe : ainsi, le glacier norvégien du Breidalblikkbrea a perdu près de 3,1 m (2,9 équivalent eau). Quelques glaciers ont épaissi (au Chili par exemple). D’autres ont rétréci moins vite en 2006 qu’en 2005.

Les réserves d´eau douce du Canada pourraient s´épuiser

C’est ce qu’a conclu cet été un rapport interne d´Environnement Canada, instance du gouvernement chargée notamment de conserver et de protéger les ressources hydriques du pays. Ce texte met en garde le gouvernement contre des pénuries d´eau douce qui pourraient menacer l´économie canadienne et créer des conflits entre les provinces. Le rapport prévient que les changements climatiques et l´augmentation de la population vont mener à l´épuisement de ces ressources.
Le Canada compte 1/5e de l´approvisionnement mondial en eau douce. Seulement 7 % de cette quantité est renouvelable, tandis que le reste provient de glaciers de la période glaciaire et de sources d´eau souterraine. Les précipitations permettent quant à elles de renouveler 1 % de l´approvisionnement en eau du pays, selon le rapport.

« Un plan de prévision nationale sur la disponibilité en eau au pays n´a jamais été élaboré parce que, traditionnellement, nous considérions que notre utilisation de la ressources était illimitée », indique le rapport, intitulé Menaces pour la disponibilité de l´eau au Canada.

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