Pourquoi Maître Kounkou veut-il entendre M. Strauss-Kahn devant la justice ?

L´avocat Dominique Kounkou explique pourquoi, en septembre 2010, il a assigné l´Etat français et son ministre de l´économie de l´époque (1991), Dominique Strauss-Kahn,  devant la justice.

Il agit en fait pour le compte du chargé de mission et associé (M. Basano) de l´inventeur (M. Ferrayé) du procédé génial et breveté qui aurait permis d´éteindre très rapidement les puits de pétrole incendiés lors de la Guerre du Golfe en 1991.

Or, non seulement les deux hommes n´ont rien reçu des 23 milliards de dollars versés par le Koweït pour avoir permis d´éviter une catastrophe à la fois économie et écologique, mais en outre l´identité de M. Basano a été usurpée dans cette affaire, en lien, selon le plaignant, avec les services de l´Etat français (INPI, ambassade).

Le ministre de l´économie de l´époque, Dominique Strauss-Kahn, actuellement directeur du Fonds monétaire international, est cité dans l´assignation parce qu´il avait recommandé aux Koweïtiens l´entreprise qui, ayant finalement remporté un des marchés, aurait, selon l´inventeur, utilisé le procédé sans en avoir les droits. Il semble important à l´avocat que M. Strauss-Kahn puisse s´exprimer sur ce point.

Mais pourquoi l´affaire sort-elle seulement maintenant et à un moment pour le moins délicat pour M. Strauss-Kahn ? Maître Dominique Kounkou explique que cette décision appartient à son client qui a voulu saisir l´opportunité de se faire enfin entendre et reconnaître dans ses droits, après avoir utilisé en vain toutes les voies habituelles de recours.

Enfin, M. Kounkou adresse un message aux protagonistes : la voie de la transaction peut toujours être étudiée…

>> Fait curieux, aucun de nos confrères, que ce soit en presse écrite ou audiovisuelle, n´a informé ses lecteurs de cette assignation…

> Pour en savoir plus sur cette affaire, lire : « Justice : l’affaire des puits de pétrole du Koweit incendiés en 1991 rallumée ». 

> « Le «Kuwait Gate» gêne DSK » : un article du quotidien suisse La Liberté du 1er mars 2011.

Pour aller plus loin :

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4 commentaires pour cet article

  1. Ce qui me semble le plus étonnant est non pas que la justice mette du temps à traiter l´affaire, mais plutôt que la presse de grande audience ne s´empare pas de cette affaire…?

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