Dominique Verga : elle prend l’expression « Vivre d’Amour et d’eau fraîche » au pied de la lettre !

Dominique Verga est « pranique ». Selon ce qu’elle a confié à Ouvertures, cette Belge est passée depuis trois ans à une alimentation exclusivement spirituelle, le « prana », et semble très bien se porter. Elle raconte comment elle a guéri de ses blessures d’enfance et ce qui l’a conduite à animer aujourd’hui un mouvement informel de personnes déterminées à vivre en « conscience d’amour ». Sous son impulsion, se tisse un réseau de lieux de vie qui donne à son action une dimension politique, au sens premier du terme.

Mars 1966, Bruxelles : une petite fille voit le jour et est immédiatement abandonnée. Placée dans un orphelinat durant six mois, Dominique Verga est ensuite adoptée par une famille liégeoise. Mais la mère est mal-aimante et le couple lui cache la vérité sur l’adoption.

Durant toute son enfance, la fillette vit dans un état permanent de défiance et de peur du monde adulte, lui causant un stress qui abîme sa santé. Après des études de commerce à HEC alors qu’elle se rêve archéologue ou historienne de l’art, elle se marie et donne le jour à deux enfants en 1996 et en 1999. Elle divorce en 2004.

Pendant une vingtaine d’années, elle est conseillère en entreprise. Ses souffrances intérieures perdurant, elle déprime gravement et tente de se suicider.

S’ensuivent trois séjours, sous contrainte, de quelques mois chacun, en hôpital psychiatrique, véritable « descente aux enfers » où elle n’est pas « soignée », seulement bourrée de médicaments. Elle en sort sans aucune perspective de guérison, soutenue cependant par l’amour de ses enfants qui font face courageusement et la soutiennent : « C’est grâce à eux que je suis en vie, mes anges ! »

« Petite voix intérieure »

C’est alors qu’au plus fort de son désespoir (« j’étais prête à mourir ») se fait entendre une « petite voix intérieure », accompagnée de lumière et de chaleur, qui bouleverse sa vie. Elle en suit les recommandations : abandonner les médicaments, puis cesser de manger, ce qu’elle fait pendant une dizaine de jours. Elle reprend cependant son alimentation « normale » quand sa balance lui indique à peine 38 kg.

Mais, après quelques nouveaux jeûnes temporaires, elle obtempère à la « voix divine » en elle qui lui dit d’arrêter complètement de manger.

Tout au long de ces étapes, elle échange en toute transparence avec ses fils consternés mais qui, voyant qu’elle va bien et ne maigrit plus, finissent par accepter la voie étrange suivie par leur mère.

Parcourant Internet, Dominique Verga découvre que sa démarche n’est pas inédite et qu’elle peut même être choisie. Cela s’appelle inédie, respirianisme ou pranisme. Elle rencontre Erika Witthuhn, traductrice à la Commission européenne, qui la rassure en l’informant qu’elle n’est pas seule à vivre sans manger.

En 2015, elle vit alors comme une véritable délivrance le fait d’être ainsi indépendante des contraintes alimentaires et de pouvoir être guidée intérieurement par une voix d’amour : « Je vis cet état de liberté absolue et passe de l’enfer au paradis. Personne d’extérieur ne me dira plus ce que je dois faire ! »

Un an après, lors d’un festival pranique, elle croise Domenico Provenzano, auteur d’un livre sur le respirianisme. Celui-ci lui pose cette question : « As-tu déjà rencontré Dieu dans ta vie ? ». « Chamboulée », Dominique Verga réalise : « J’étais en présence du divin depuis toujours mais je ne m’en étais pas encore rendue compte ».

De la béatitude à la plénitude

Après la « béatitude » éprouvée grâce à la nourriture pranique, elle connaît la « plénitude » par le fait d’éprouver la Présence qui l’habite désormais en conscience.

Elle s’engage alors dans une action auprès des autres pour aider à la prise de conscience et au choix d’aimer : accompagnement individuel, animation de groupes, etc. « Mais je n’invite personne à faire comme moi ! », prévient-elle.

Aujourd’hui, elle tisse des liens, en France notamment, avec d’autres volontés pour mettre en place des « lieux de vie » où différentes approches « positives » pourront s’épanouir.

« Au delà d’un nouveau mode d’alimentation, j’ai découvert une nouvelle manière d’être, de vivre, d’être reliée au monde et à toutes les formes de vie », explique Dominique Verga. Elle voit dans son approche une dimension sociale et politique qui pourrait avoir d’importantes répercussions en matière de consommation, de santé et de culture.

…Et qui devrait interroger la science qui, aujourd’hui, ne comprend pas comment un organisme humain pourrait vivre plusieurs années sans ingérer aucune protéine, ni vitamine, ni oligoélément, etc.

Voir les épisodes 2, 3 et 4.

> Les autres articles de notre dossier sur le thème du pranisme.

 > Dominique Verga (compte Facebook).

Pour aller plus loin :

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6 commentaires pour cet article

  1. Malheureusement toutes les expériences (avancées comme telles) de ce type on montré que les adeptes mangent en cachette !

    “Il suffit de voir des hommes et des femmes souffrant d’anorexie ou sortant d’une grève de la faim pour conclure de l’absurdité scientifique du ‘respirianisme'”. Serge Blisko).

    “”Les fers de lance de ce mouvement, finalement, ne se sont jamais prêtés à des expériences scientifiques rigoureuses et je dirais même qu’il y en a quand-même une qui s’est prêtée à ce genre d’expériences, mais, après trois jours, elle a dû arrêter son régime. On a dû lui injecter justement du liquide parce que finalement, elle était en train de mourir” rapporte, de son côté, sur le site de la RTBF Serge Pieters, président de l’UPDLF (Union Professionnelle des Diplômés en Diététique de Langue Française).”

    (Source : https://www.levif.be/actualite/sante/le-respirianisme-ou-quand-se-nourrir-d-air-et-de-lumiere-mene-a-la-mort/article-normal-684941.html)

    • Vous écrivez : « Malheureusement toutes les expériences (avancées comme telles) de ce type on montré que les adeptes mangent en cachette ! »
      Votre accusation de tromperie, qui s’étend donc sur la personne interviewée ici, puisque vous dites “toutes les expériences”, est grave. Elle doit être étayée.
      Pourriez-vous donc nous indiquer sur quel fait précis vous vous basez : quelles enquêtes, effectuées par qui, sur qui, à quelles dates et selon quels protocoles auraient montré que ces “adeptes” auraient tous “mangé en cachette” ?

      • Je conviens que ma formulation est un raccourci, très rapide, mais c’est une conclusion manifeste, de bons sens, à faire à partir de ce que le texte de l’article du Vif développe et à la lumière d’autres sources et qui sont toutes concordantes : ne pas manger durant plus de 40 jours c’est mourir et donc si on parvient à tenir plus c’est qu’entretemps on s’est manifestement alimenté (certes sous diverses formes possibles… : personne n’a dit qu’il devait s’agir d’un steak frites ! 🙂 )

        Certes, il n’y a aucune étude qui a pu établir que tous les adeptes mangeaient en cachette : pour le prouver il aurait fallu accompagner jour et nuit les adeptes et sur haute surveillance, ce qui n’a pas été fait (on peut d’ailleurs se demander pourquoi les adeptes n’ont pas spontanément offert cette possibilité, ce qui aurait été non seulement plus simple mais attendu, voir en bas).
        A supposé qu’un seule adepte réussisse l’expérience, cela ne veut donc pas dire “charrette” : ce serait de l’empirisme primaire que de prétendre qu’un tel cas serait généralisable. En pareil cas, il serait en plus inacceptable que l’adepte puisse alors enjoindre d’autres à faire une telle expérience !

        D’ailleurs, “Selon les connaissances actuelles en physiologie, ces allégations sont infondées, et ceux qui en font la promotion sont des manipulateurs ou des mythomanes.”
        (Wikipedia)
        N.B. L’article de Wikipedia stipule qu’il s’agit d’une arrêt de manger ET de boire. Certes, ici même si votre article ne mentionne l’eau ingérée que dans le titre et nulle part ailleurs, on suppose que la personne dont vous parlez boit (mais pourrait-on vraiment survivre en n’ingérant seulement que de l’eau à à supposée pure ? En effet, comme rien n’est dit à propos de cette eau, on pourrait se poser la question de savoir si elle est pure ou pas : y a-t-on ajouté des nutriments ? etc.)

        L’article du Vif montre à suffisance que si la méthode est appliquée un certain temps; cela conduit immanquablement aux observations décrites : états physiques fortement dégradés… et à terme la mort et donc, très loin de ce que prétendent et montrent dans leur état physique, les personnes qui prétendent mordicus y avoir eu recours.

        Vous dites : “Ouvertures publiera prochainement d’autres épisodes du parcours de Dominique Verga. Un parcours qui participe d’un phénomène dont on entend de plus en plus parler, sans autre réponse officielle que le mépris ou le décri”.
        Ce n’est pas exact car li y a des expériences scientifiques qui ont été menées :
        entre autres, l’article du Vif que vous ne semblez pas connaître et qui fait pourtant état d’expériences scientifiques en rapport et je n’y vois aucun mépris ni décri !

        A Madame Varga de se prêter spontanément à l’expérience suivante : être accompagnée jour et nuit par un huissier et/ou surveillée par des caméras qui vérifierait ses dires (jeune durant plus de 40 jours) : en acceptant toutefois que si son état devient limite (en respectant donc sur ce point la légalité) , elle accepterait par avance d’être secourue à temps et par tous mes moyens à disposition de la science ; c’est selon moi la SEULE façon de le prouver scientifiquement la concernant.

        Car somme toute, ce ne serait que poursuivre sa logique en toute cohérence des propos : montrer et pour le plus grand bien de l’humanité que son expérience est crédible et qu’elle pourrait donc être par exemple une réponse possible à la faim dans le monde !

        Demandez-le lui et sa réponse nous fixera définitivement sûr l’authenticité de ses dires.
        Merci donc de lui posez directement la question et de nous en faire part ici de sa réponse.
        En l’absence, on ne pourra évidemment qu’en tirer certaines conclusions !

        • @Baudouin. Plusieurs observations :

          – Toutes vos objections à la possibilité du pranisme sont évidentes et communes, ceci étant dit sans mépris : elles viennent d’emblée à l’esprit de tout un chacun. Je pense que vous imaginez facilement qu’elles sont également venues au mien. Et, si je reste perplexe, je maintiens, ouverte, contrairement à vous, la question.

          – Votre premier commentaire a été une affirmation mensongère. C’est cela précisément que je reproche aux adversaires du pranisme : leur manque de neutralité, leur agressivité, leur mépris (dérives sectaires, gourous, charlatans, etc.), leur réprobation a priori, leur affabulation, etc.

          – Avant même d’étudier la question, la pratique est moralement condamnée, sinon plus.
          Jamais, à ma connaissance, une instance officielle n’a étudié objectivement et sans parti le problème. Les quelques études existantes ont été des initiatives privées (que je raconte également dans les articles précédents).

          – Vos références (Ciaosn, Miviludes) sont des instances non professionnelles, partisanes, partiales, discriminantes, etc. qui, surtout, fonctionnent sans contradictoire. Disant et écrivant ce qu’elles veulent sans risque d’être démenties, elles font beaucoup de mal au nom du Bien. Pour moi, elles ont perdu leur crédibilité.

          – La charge de la preuve n’a pas à être apportée par les praniques. Si vous aviez écouté mes interviews précédentes, vous auriez su par exemple que M. Monfort ne cherche rien à prouver, qu’il ne fait pas de prosélytisme, etc. Comme pour Mme Verga, ce sont les personnes intéressées qui leur demandent d’expliquer leur démarche.

          – Enfin, écoutez attentivement les prochains épisodes avec Mme Verga : beaucoup de réponses aux questions que vous vous posez seront apportées.

          – Et merci pour l’attention que vous portez à nos articles.

          • « Avant même d’étudier la question, la pratique est moralement condamnée, sinon plus.
            Jamais, à ma connaissance, une instance officielle n’a étudié objectivement et sans parti le problème. Les quelques études existantes ont été des initiatives privées (que je raconte également dans les articles précédents) ».

            Contrairement à ce que vous affirmez et qui s’oppose entre autres à la règle du Droit, c’est à celui qui affirme quelque chose et en l’occurrence la pertinence de la pratique contestée d’en apporter les preuves : li ne faut pas inverser la charge de la preuve !
            S’il ne le fait pas (voir la manière que j’ai décrite et qui serait donc indiscutable), c’est que cela cache quelque chose à tout le moins de suspect

            « Vos références (Ciaosn, Miviludes) sont des instances non professionnelles, partisanes, partiales, discriminantes, etc. »
            Si vous savez me lire, je n’ai absolument pas fait référence à de telles sources !
            En plus, vous vous adonnez à un sophisme : un (fallacieux) argument de l’attaque ad hominem ; ce n’est pas recevable en Logique !

          • – La charge de la preuve. Je regrette, les 2 praniques que je vous ai cités n’ont pas à l’apporter parce qu’ils n’affirment rien ! Ils ne demandent rien à personne. Ils vivent et expliquent ce qu’ils vivent à ceux qui les interrogent. Ils ne disent pas : “C’est possible ! Faites comme moi “. Là seulement, ils seraient mis en demeure d’apporter des preuves.
            Vous les considérez comme “suspects”. C’est votre droit. Et votre parti pris.
            Mais si vous pouvez malgré tout garder votre esprit ouvert, je pense que vous serez surpris par les réponses à venir de D. Verga…

            – Je ne fais pas d’attaque ad homiminem : je n’attaque pas les personnes, je dénonce les pratiques déloyales et partisanes de ces instances sur lesquelles l’article du Vif, qui vous sert de référence dans votre commentaire, s’appuie. Accepter sans esprit critique, comme le font la plupart de mes confrères, les avis de ces instances, démissionner de sa fonction de vigilance par rapport aux autorités, c’est très grave. Et cela fausse le débat démocratique.

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