Hervé Kempf, journaliste « Planète » et éditorialiste au Monde, retrouve sa liberté

Hervé Kempf en 2011. Photo Ouvertures

Hervé Kempf en 2011. Photo Ouvertures

Dans un long billet sur son site Reporterre, le journaliste Hervé Kempf explique la raison de sa démission du journal Le Monde, le 2 septembre 2013, 15 ans après y être entré. Pour lui, il était devenu impossible de faire son métier dans un journal où l’environnement n’était plus la priorité, et où « le journalisme environnemental se trouvait relégué à la position de cinquième roue du carrosse, voire de gêneur ». Il évoque une « censure exercée par sa direction, qui l’a empêché de poursuivre enquêtes et reportages sur le dossier de Notre-Dame-des-Landes ».

Il souhaite maintenant se consacrer à Reporterre pour en faire le « Quotidien de l’écologie ». Il estime en effet que « plus que jamais, une information indépendante est nécessaire pour rendre compte du phénomène le plus crucial de l’époque, la crise écologique ».

>> Ouvertures avait rendu compte en 2011 du livre d’Hervé Kempf, L´oligarchie, ça suffit, vive la démocratie. Il semble qu’il ait aujourd’hui perdu une manche contre cette oligarchie qui, cherchant avant tout à défendre ses propres intérêts et à accroître sa richesse, nous entraîne dans une fuite en avant. Souhaitons lui de rebondir et de contribuer à faire naître la véritable démocratie qu’il appelle de ses vœux.

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2 commentaires pour cet article

  1. Beaucoup de journalistes travaillant pour un média animent en parallèle des blogs ou, comme le faisait Hervé, des tribunes libres. Sa direction lui a reproché d’être « chroniqueur engagé ». Ce qu’Hervé a ressenti comme une « injure » , protestant qu’il va «sur le terrain en tant que journaliste. Je ferai mon travail, qui est de témoigner de mon époque, en relatant honnêtement un moment important de l’histoire du mouvement écologique».
    Cela pose la question de l' »éditorialisation » en journalisme. La position de la direction est hypocrite dans le sens où elle veut faire croire qu’un journaliste peut être totalement « objectif », ce qui n’aurait pas été le cas d’Hervé…

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