Homéopathie : Boiron rend hommage au professeur Louis Rey

Les laboratoires Boiron rendent hommage, par le biais d’un DVD, au biologiste et physicien Louis Rey, chercheur indépendant qui fut durant quelques années un de leurs conseillers scientifiques.


Le professeur Louis Rey. Photo : Boiron.

Décédé en octobre 2010, ce chercheur avait notamment montré que l’action de dilution d’une molécule, dans le cadre de l’élaboration d’un produit homéopathique, crée une « structure particulière », différente de celle du liquide utilisé comme solvant. Alors même que toute trace physique de la molécule a disparu.

Selon le professeur Rey, il est désormais « fondé de dire que la préparation de dilutions homéopathiques, par dilution et dynamisation, provoque des changements permanents, importants, dans le liquide de départ, même lorsque la concentration théorique en substance dissoute est devenue non mesurable ».

Autrement dit, les procédés de fabrication des médicaments homéopathiques, qui ne laissent aucune trace chimique décelable de molécule diluée, induisent une modification durable et mesurable de la structure du liquide dynamisé. Louis Rey parlait d’« effet fantôme », un concept proche mais différent cependant de la fameuse « mémoire de l’eau » de Benveniste.

Pionnier de la lyophilisation appliquée à la chirurgie réparatrice et père du café lyophilisé (le fameux Nescafé), le professeur Rey a eu l’idée d’utiliser la technique de thermoluminescence pour comparer des échantillons d’eau pure et d´eau contenant des dilutions (voir encadré).

Thermoluminescence : méthode et résultats

– Une solution d’eau pure est transformée en glace dans de l’azote liquide (t° : – 196°C).

– La glace est ensuite irradiée par des rayons X ou gamma.

– Lors de son réchauffement progressif, la glace irradiée émet de la lumière dont l’intensité passe par des pics à -153° C et -103° C.

– La même opération est répétée avec une solution de chlorure de lithium dans l’eau à une concentration significative (4 x 10-3 g/cm3). Lors du réchauffement, on n´observe pas le second pic de lumière caractéristique des liaisons hydrogène. On peut donc postuler que celles-ci ont été rompues par l’action du chlorure de lithium.

– L’expérience est répétée avec une solution de chlorure de lithium hautement diluée et dynamisée selon la méthode homéopathique, jusqu’à 10-30 g/cm3, soit au-delà du nombre d’Avogadro. Le second pic ne disparait pas, mais est fortement réduit.

Conclusion : la structure créée pendant la phase de dilution-dynamisation est différente de celle du solvant pur. Les mêmes expériences faites avec des dilutions de chlorure de sodium aboutissent à la même démonstration.

Références

– Rey L. Can low-temperature thermoluminescence cast light on the nature of ultra-high dilutions ? Homeopathy – Special Issue The Memory of Water 2007, 96(3), p.170-174.

– Rey L., Gartia R.K., Belon P., Luminescence Society of India. Trap spectroscopic characterization of D20 ice and its potentially in homeopathy. Luminescence and its applications : proceedings of National conference on luminescence and its applications (January, 18-20, 2007) 2007, p.12-17.

– Rey L. Thermoluminescence of ultra-high dilutions of lithium chloride and sodium chloride. Physica A, 2003, 323, p.67-74.


>> La publication de Louis Rey dans Physica A relate plusieurs séries d´expériences tendant à démontrer que le processus de fabrication des médicaments homéopathiques modifie une propriété physique de l´eau, à savoir l´émission de lumière lors du réchauffement d´un bloc de glace irradié, même à des dilutions excluant a priori la présence de substance active.

Malheureusement, l´expérimentateur ne semble pas avoir cherché à quantifier l’effet de la dynamisation, c’est à dire de l’agitation vigoureuse de la solution effectuée après chaque étape de dilution. Pour cela, il aurait fallu également tester de l´eau pure non dynamisée. Or dans sa Fig 8, Louis Rey ne compare les résultats des hautes dilutions qu’à de l´eau pure dynamisée.

Mais fort opportunément, on trouve dans sa Fig 2 le résultat de l´eau pure non dynamisée dans les mêmes conditions expérimentales. Cela permet de compléter ainsi le tableau :

Echantillon Lumière émise
Eau pure non dynamisée 240
Eau pure dynamisée 560
Chlorure de Li (10-30 g/cm3) dynamisé 240

Ces données montrent  que la préparation homéopathique de Li Cl produit exactement le même niveau de luminescence que de l´eau pure. La « mémoire » que l´eau aurait pu garder du chlorure de lithium n´entraîne donc pas, même de manière atténuée, la disparition du second pic de thermoluminescence observée avec une solution concentrée du même produit. Toutefois, comme la dynamisation seule tend à augmenter l´émission de lumière, on pourrait formuler l´hypothèse qu´elle neutralise l´effet éventuel de hautes dilutions de chlorure de lithium.

Le Dr Philippe Belon, qui a suivi les travaux de Louis Rey quand il travaillait aux laboratoires Boiron, souligne que rien n’indique que les résultats publiés aient été obtenus dans la même série d’expérience, ce qui affaiblit les conclusions qu´on peut tirer de leur rapprochement. D’autre part, il se souvient qu’il y avait d’autres éléments de preuve, non publiés, qui soutenaient les conclusions de Louis Rey.

Eric Lombard

La pochette du DVD.

Selon Gilles Chaufferin, directeur général adjoint de Boiron, ces expériences ont permis de démontrer la spécificité physique des hautes dilutions : « Elles ne disent rien des mécanismes d’action pharmacologique, mais elles prouvent qu’il existe une réelle différence physique entre une eau pure et une eau diluée et dynamisée. Un peu comme avec un DVD gravé et un DVD vierge. Rien ne les distingue apparemment : ils sont constitués exactement de la même matière. Mais l’un contient du son et de l’image, l’autre non ».

Ces expériences ont-elles été reproduites par d’autres ? « Pas à notre connaissance. C’est un sujet très délicat, perturbant, qui demande une grande ouverture d’esprit. Nous sommes obligés de sortir du cadre théorique habituel. Il est difficile d’ouvrir un débat scientifique et même de faire accepter l’existence de ces travaux. Louis Rey a pourtant obtenu des publications dans plusieurs revues dont une, la plus importante, la revue Physica A. Nous poursuivons ses recherches avec le laboratoire Aérial, à Illkirch près de Strasbourg, où il avait installé son laboratoire de lyophilisation. »

> Pour des informations sur le DVD, prendre contact avec le service de communication de Boiron.

Pour aller plus loin :

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5 commentaires pour cet article

  1. Ping : Je vous raconte Boiron, l'homéopathie pour tous !

  2. J’utilise l’homéopathie pour leurrer le « cerveau ».
    Expérience moult fois répétée: J’utilise les Pouls chinois pour lire les dysfonctionnements de certaines personnes.
    Si ces personnes présentent un défaut sur l’énergie EAU ( Rein/vessie) je leur mets dans la main un tube de OPIUM 5 ch. Si le défaut disparaît cela veut dire que le blocage vient d’une anesthésie ( je résume).
    Ils prennent alors 5 granules d’Opium 5ch :1 prise par semaine pendant 3 semaines.
    Après ces prises l’énergie EAU est réparée.
    Interprétation personnel: Nous leurrons le « cerveau » en reproduisant l’agression qu’il a subit lors de l’injection en lui apportant une odeur  » d’anesthésie »(Homéopathie), le cerveau rentre en conflit contre cette « odeur » qui disparaît aussi vite qu’elle est venu. Le cerveau comprend alors qu’il a gagné la partie contre « l’anesthésie » , il arrêt de prélever l’énergie EAU du patient pour entretenir sa guerre contre l’agresseur.

  3. Bonjour,

    Les expériences du Pr Rey sur de l’eau dynamisée et la thermoluminescence sont très intéressantes mais c’est dommage en effet qu’elles ont été incomplètement menées.

    Effectuant actuellement des expériences de simulation dynamique moléculaires sur des substances dissoutes dans l’eau, je confirme que l’eau acquiert des structures particulières tridimensionnelles (qui pourraient être reliées aux hypothétiques « chaînes de cohérence ») (par exemple sous l’effet de la présence d’un groupement phosphate) et que ces structures persistent un temps plus ou moins long (néanmoins très court par rapport à l’échelle de temps du laboratoire) après l’annulation du champ de force de la molécule dissoute. Comme il s’agit de structures étudiées à l’unité, je ne tiens pour l’instant pas compte ici d’éventuelles interactions entre plusieurs de ces structures qui pourraient peut-être contribuer à leur persistance au niveau des temps macroscopiques et entraîner des changements de propriété de l’eau (au niveau de l’observation macroscopique). Mais ça va suivre.

    Jean-Yves.

  4. Bonjour,

    Dans la poursuite des essais de simulation dynamique moléculaire, j’ai mené cette fois des essais sur une boite de simulation contenant deux molécules de méthane dissoutes dans un ensemble de molécules d’eau. Au départ, ces deux molécules de méthane sont distantes l’une de l’autre et un rideau de molécules d’eau les sépare donc. Je mesure toujours dans la même idée le temps de disparition des cavités laissées par ces deux molécules de méthane après l’annulation simultanée du champ de force de ces molécules.
    D’après les essais actuellement effectués (27 sur 30 au total), j’ai remarqué qu’il n’y a pas de différences significatives entre les résultats prédits par un émulateur statistique dans lequel les suites aléatoires simulant les cavités sont indépendantes et les résultats donnés par les essais de simulation dynamique moléculaire ; Il n’y a pas d’effet de synergie qui prolonge le temps de persistance des cavités. Il y a donc une faible probabilité pour que les cavités aient correspondu entre elles par une onde électromagnétique. La structure du liquide dans la boite de simulation reste globalement très proche de l’eau pure si ce n’est que les cavités laissées par les molécules de méthane disparaissent progressivement.
    Les molécules de méthane sont apolaires et non chargées électriquement ; L’arrangement des molécules d’eau environnantes n’a donc pas été fortement influencé par la présence des molécules de méthane. Dans les essais de simulation sur le signal électromagnétique émis par l’eau et des molécules de méthane en solution, on a constaté qu’il faut mettre une concentration très élevée en molécules de méthane pour observer une différence de signal électromagnétique significatif par rapport à l’eau pure.
    On peut donc conclure qu’une structure hydrocarbonée seule n’engendre qu’un effet mémoire faible.
    Je projette de poursuivre les simulations avec une autre série d’essais avec deux groupements phosphate, chargés et polarisés, comme cela est le cas dans l’ADN. Le signal électromagnétique émis par un groupement phosphate en solution (pour comparer avec les résultats obtenus avec le méthane) est un phénomène que j’ai également prévu de regarder.
    Les bases de l’ADN, et les sucres (qui forment avec les groupements phosphates le bord de la double hélice) sont eux aussi polaires et chargés. Je vais donc étudier leur influence par la suite, cela avant de pouvoir étudier l’ADN complet.

    Jean-Yves

  5. Bonjour,

    Les essais de simulation dynamique moléculaire sur deux groupements phosphate (chargés et polarisés) dans la boite de simulation (en comparaison avec un seul groupement phosphate) ont démarré. Les premiers résultats (6 essais) montrent un allongement moyen du temps de persistance des cavités dans le cas de deux groupements phosphate par rapport à au cas d’un seul groupement phosphate. Cependant le risque d’erreur et de recouvrement des temps moyens est encore important (32%), cela en raison du petit nombre d’essais effectués pour l’instant et des écarts types importants dans les évaluations statistiques. Il faut donc continuer les essais jusqu’à avoir une résolution suffisante pour caractériser avec plus de fiabilité l’écart entre les deux temps de persistance moyens. C’est en gros la même méthode d’investigation que celle qui est utilisée en physique des particules pour déterminer leur masse. Comme on est à l’échelle quantique, il est hors de question d’enlever de la statistique les essais qui ne donnent pas des résultats favorables par rapport à l’effet recherché, et les essais qui donnent des résultats défavorables ne sont pas rares même s’ils ne sont pas majoritaires ; En effet, parfois le temps de persistance moyen des cavités dans le cas de deux groupements phosphates est inférieur au temps de persistance dans le cas d’un seul groupement.
    On pourra par la suite augmenter le nombre de groupements phosphate dans la boite de simulation (par exemple 3 groupements phosphate) pour dégager ainsi une tendance.
    Ces essais de simulation ainsi cumulés prennent beaucoup de temps tout en étant très intéressants et fructueux en matière également d’apprentissage sur des méthodes de travail et de dépouillement des résultats. De son côté, l’association Jacques Benvéniste continue des essais biologiques expérimentaux avec l’acquisition de nouveau matériel (un robot supplémentaire). J’espère pour ma part obtenir, sinon des résultats donnant des relations de cause à effet, au moins des résultats connivents avec leurs observations.

    Jean-Yves

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