Bonnes pratiques

Jacky Berland, agriculteur : «Le ver de terre est notre charrue!»

Le couple Lydia et Claude Bourguignon était reçu cet hiver par une quarantaine d’agriculteurs, dans le Parc du Marais poitevin. Objectif : échanger sur l’intérêt du semis direct sous couvert, une technique sans labour respectueuse de l’environnement.


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Le 10 janvier 2012, le Parc du Marais poitevin et le lycée Bel Air de Fontenay-le-Comte ont organisé une journée consacrée aux pratiques agricoles respectueuses des sols.

Lydia et Claude Bourguignon, tous deux agronomes et spécialistes de la biologie des sols, parcourent le pays à la rencontre des agriculteurs pour leur communiquer leur message : connaître et appliquer les lois biologiques des sols permet de développer des pratiques culturales efficaces et respectueuses de l’environnement.

Le sol n’est plus labouré. Il reçoit une couverture végétale et est travaillé par les racines et surtout les vers de terre, dont les déjections sont trois à quatre fois plus riches en éléments minéraux que la terre elle-même. Ces animaux, véritables réservoirs de protéines, et très favorables de ce fait au développement de la biodiversité, sont en quelque sorte les « intestins » de la terre, qu’ils digèrent et aèrent au grand bénéfice de la qualité de l’eau.


Digestat de ver de terre.

« Les vers de terre sont notre charrue, s’enthousiasme Jacky Berland, vice-président de la Fédération départementale des groupes d’étude et de développement agricole (Fdgea) de Vendée. Ça se fait tout seul  jour et nuit, pas de syndicat et pas de matériel à payer. C’est gratuit ! »

Le groupe a visité une parcelle à maïs du Magnils-Reigniers où François Mandin, membre du groupement Agriculture sur sol vivant, adapte les solutions préconisées par les Bourguignon. Son terrain est sous couvert depuis quatre ans et sans labour depuis 1997.

« Les instituts de recherche ont beaucoup œuvré pour les grands groupes [chimiques], regrette Claude Bourguignon, et pas assez pour les agriculteurs eux-mêmes. Avec notre laboratoire, une petite équipe de cinq personnes, nous avons travaillé beaucoup à contre-courant. Nous heurtons les mentalités habituées aux approches déstructurantes du NPK (azote engrais) et des labours. Mais notre travail commence à être reconnu. »

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1 commentaire pour cet article

  1. Oui , article éminemment important , car cette technique permet a l´agriculteur d´économiser du temps , de l´énergie , de l´usure de  matériel et la manipulation d´intrants chimiques dangereux !

    Bien entendu , il y a des groupes de pression et des organisations syndicales que ça dérange !

    Agriculteur , mon ami , mon frère , je t´en conjure , regarde le prix des cerveaux en ce moment : il a beaucoup baissé , tu as les moyens de t´en offrir un , il n´y a pas a hésiter !

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