Maladie cœliaque

L’intolérance au gluten devient un phénomène de société

La maladie cœliaque (intolérance au gluten) est devenue une des maladies digestives les plus fréquentes. Handicapante pour les personnes atteintes, qui doivent traquer la moindre trace de gluten dans leur assiette, elle est mieux prise en compte tant par les autorités sanitaires que par les industriels et les commerçants.

La maladie cœliaque (MC) est une intolérance permanente à une ou plusieurs fractions protéiques du gluten. Elle provoque une atrophie villositaire (destruction des villosités de l’intestin grêle). Il s’ensuit une malabsorption des nutriments, en particulier du fer, du calcium et de l’acide folique.

Chez l´adulte, les signes de la maladie peuvent être la diarrhée et un amaigrissement inquiétant. La maladie peut être mono-symptomatique (anémie ferriprive, ostéoporose) ou atypique (se manifestant par des crampes musculaires, une stomatite aphteuse, des irrégularités menstruelles, des fausses couches à répétition).

On estime qu’une personne sur 100 peut développer cette maladie en Europe. En France, seulement 10 à 20% des cas seraient aujourd’hui diagnostiqués.

Une étude finlandaise récente montre que le nombre de cas a été multiplié par deux entre 1980 et 2000 (sur la population finlandaise). « Il n’y a pas d’explication claire à cette prévalence accrue constatée actuellement. Des modifications du génome humain ne peuvent survenir si rapidement. Des facteurs environnementaux  sont  donc certainement responsables, sans qu’ils ne soient clairement identifiés », écrit le docteur Catherine Wanty, gastroentérologie pédiatrique en Belgique (voir article).

En France, on doit à Jean Seignalet d´importants travaux sur le rôle des céréales à gluten dans les maladies d´origine digestive (voir son livre : L´Alimentation ou la troisième médecine, un best-seller qui en est à sa cinquième édition). Pour ce médecin (1936-2003), notre patrimoine génétique ne serait pas adapté à la surconsommation de blé, notamment sous sa forme actuelle : muté et modifié génétiquement (voir son chapitre 15 consacré à cette maladie).  Il aborde la maladie cœliaque comme une maladie auto-immune que l´on peut facilement guérir par l´exclusion de la cause : les céréales.

Aucun traitement médicamenteux


Logo garanti sans
gluten.

Il n’existe, à ce jour, aucun traitement médicamenteux. Selon doctissimo, de nouveaux travaux laissent espérer la mise au point d´un traitement. Le seul traitement de la MC consiste à suivre un régime sans gluten strict et à vie : l’exclusion du gluten de l’alimentation est donc le souci quotidien des malades.  Un véritable parcours du combattant, tant le blé et le gluten se glissent aujourd´hui partout.

Depuis janvier 2009, les aliments courants peuvent porter la mention « sans gluten » s’ils sont fabriqués dans les mêmes conditions de sécurité que les aliments diététiques sans gluten. Un logo « épi de blé barré dans un cercle » peut être utilisé par les industriels sous contrat de licence. Il garantit que la teneur en gluten résiduel ne peut dépasser 20mg/kg.

Les produits diététiques sans gluten peuvent être partiellement remboursés, la MC étant reconnue comme « affection longue durée non exonérante, nécessitant des soins continus de plus de six mois ».

Les intolérants au gluten doivent être très vigilants tant au moment des repas en collectivités que dans le choix des produits alimentaires courants. Le gluten peut être présent sous forme directe (farine) ou par simple contamination.

Le « sans gluten » à la mode ?

Les cœliaques doivent totalement supprimer de leur alimentation les céréales suivantes : blé (froment, blés anciens), orge, seigle et avoine.

Le diagnostic consiste en une prise de sang avec recherche d’anticorps antitransglutaminase et, le cas échéant, endoscopie avec biopsies.

Je cuisine sans gluten et je me régale !
Clémentine et Michel Oliver
Albin Michel

Quand Clémentine, élevée à la gourmandise par son père, se découvre intolérante au gluten, elle est contrainte de modifier son alimentation et se tourne vers les livres de recettes « sans gluten ».

N’y retrouvant pas les saveurs auxquelles elle est habituée, elle sollicite son père qui décide de mettre son savoir-faire à son service. Pour cela, il mobilise sa créativité de chef confirmé pour trouver des solutions inédites.

Résultat : père et fille proposent ici 65 recettes 100 % sans gluten.

Beaucoup d’informations sont accessibles sur le site de l’Association française des intolérants au gluten (Afdiag), comme le nom de fabricants et de distributeurs de produits sans gluten.

De même, des ateliers cuisine sont régulièrement organisés par l’association, essentiellement à Paris. Des accueils individualisés peuvent être aménagés pour les enfants dans les cantines scolaires.

Un site, parmi d’autres, propose les bonnes adresses de restaurants, de pâtisseries, de magasins ou de vacances sans gluten.

De nombreux sites et ouvrages (voir encadré) proposent des recettes adaptées.

Le « sans gluten » devient même « à la mode ». « Nombreux sont ceux qui s´autoproclament malades, sans avoir fait de test sanguin, dit au figaro.fr Brigitte Jolivet, présidente de l’Afdiag. On voit aussi des stars suivre des régimes sans gluten, c´est une grande mode en ce moment ». Ainsi, « depuis que Novak Djokovic a été diagnostiqué intolérant au gluten et qu´il a éliminé la pizza, les pâtes et le pain de son alimentation, le numéro 1 mondial de tennis enchaîne les victoires et inspire d´autres sportifs, comme Sabine Lisicki et Andy Murray, qui se sont également mis au régime sans gluten »…

Pour aller plus loin :

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