Dr Agrapart : « Je constate un intérêt croissant pour la thérapie par les couleurs »

A l’occasion de la sortie d’une nouvelle édition de son livre « Guide thérapeutique des couleurs », Christian Agrapart, médecin, neuropsychiatre et acupuncteur, inventeur de la chromatothérapie, président fondateur du Centre européen de recherche sur l’énergétique et la couleur (Cerec), explique cet intérêt du public par les résultats obtenus avec sa méthode innovante, notamment dans des domaines où la médecine conventionnelle est limitée.

Ouvertures.- En quoi consiste votre démarche de soin par la couleur ?

Christian Agrapart.- J’ai découvert, il y a une trentaine d’années, que certaines longueurs d’onde de la lumière visible, les rayonnements électromagnétiques que sont les « couleurs », suscitent des réponses spécifiques des organismes vivants, qu’ils soient homme, animal ou plante. Par exemple, on appose de la glace pour agir sur un hématome. Si, en lieu et place de la glace, on projette une longueur d’onde équivalente au rouge de la chromatothérapie, on obtient la même réponse et de qualité supérieure. La lumière rouge est décodée comme froide par l’organisme qui répond par une production de chaleur, une accélération de la circulation sanguine et du métabolisme, une multiplication cellulaire. On peut également « arrêter » une brûlure en quelques minutes par une irradiation d’orange que le corps décode comme chaleur et à laquelle il répond par une production d’énergie froide.

Il s’agit d’une médecine de l’information. On envoie une information à laquelle l’organisme réagit. Ainsi, on peut aussi irradier de l’eau avec une couleur déterminée afin de provoquer une réponse spécifique de l’organisme de celui qui va la boire…

J’ai déposé le terme de chromatothérapie pour protéger une démarche scientifique, et ainsi éviter la dénaturation de certains principes thérapeutiques.

– En quoi la chromatothérapie diffère-t-elle des autres approches du soin par la lumière ou par les couleurs ?

– Les autres méthodes sont généralement empiriques, souvent symboliques, parfois farfelues, mais beaucoup ne sont que de très médiocres plagiats de nos recherches. La mienne se base à la fois sur des expérimentations scientifiques, faites en université avec la collaboration de professeurs et suivies de publications et aussi sur les connaissances de la tradition chinoise. Ces dernières prennent notamment en compte la relation entre l’organisme vivant et son milieu, et surtout la notion d’équilibre énergétique (positif/négatif ; froid/chaleur ; humidité/sécheresse). Différentes pathologies sont dues à l’excès ou un manque d’une ou plusieurs de ces énergies.

Le traitement par les « couleurs » peut être très efficace, aussi bien sur l’homme que sur la plante. On agit soit directement sur des pathologie dues à l’environnement (traumatisme, brûlure, etc.), soit indirectement pour fortifier le « terrain », les défenses naturelles, en agissant sur les points d’acupuncture. En chromatothérapie, ce n’est pas à l’intensité lumineuse mais à la longueur de l’onde émise que répond l’organisme. Ainsi, on peut même utiliser le rayonnement d’une lampe de poche passant par un filtre…

Étant efficace, le traitement peut aussi, mal employé, être dangereux. C’est pourquoi une formation ad hoc est nécessaire.

– Justement, existe-t-il des formations à la chromatothérapie ?

–  Le Centre européen de recherche sur l’énergétique et la couleur (Cerec), qui vient de fêter son 35e anniversaire, permet de répondre à cette demande.

Sont essentiellement formés des professionnels de la santé. Ils apprennent à découvrir la réalité de l’action thérapeutique de la couleur et la façon de l’utiliser. Il y a aujourd’hui plus de mille médecins ainsi formés dans le monde et presque un par département en France. La formation court sur deux ans, avec un examen à la fin de chaque année. Cet enseignement peut être complété par des séminaires de perfectionnement.

– Quelles preuves possédez-vous de l’efficacité de cette approche ?

– D’abord, les résultats positifs que j’obtiens avec mes patients et qui me permettent, conséquence non négligeable, de réduire considérablement la prescription de médicaments. Il existe aussi une littérature scientifique sur la question dont je donne quelques références dans mon livre. Et de plus en plus de médecins, de kinésithérapeutes, de naturopathes, d’infirmières utilisent la méthode. Elle est même employée en anesthésie ou par des vétérinaires.

– Comment êtes-vous reçu par les autorités sanitaires ?

– D’abord il y a trente ans par une grande réticence, puis au fil des années les choses ont évolué. Ces nouveaux concepts médicaux suscitent l’intérêt puisque l’année dernière j’ai donné une conférence à l’ONU sur la chromatothérapie et le mois dernier à Lyon devant 1000 personnes enthousiastes devant les résultats obtenus, présentés et objectivés par des diapositives.

Le champ d’action de cette méthode est très vaste. Mais elle agit surtout là où la médecine conventionnelle est impuissante. Par exemple, nous arrivons à redonner une meilleure vue à des patients atteints de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), leur évitant ainsi des injections très coûteuses. On peut aider à accélérer la consolidation osseuse après une fracture, ou obtenir des soulagements durables en cas de polyarthrites rhumatoïdes.

Dans ce dernier cas, ce qui est important à considérer, c’est que l’organisme n’est pas passif. S’il répond à une agression par une inflammation, celle-ci a une signification. La médecine classique prescrit un anti-inflammatoire. Nous, nous renforçons l’inflammation, qui est une réponse naturelle de l’organisme, avec une couleur appropriée.

Avec les couleurs, l’individu est plus traité dans sa globalité que pour sa maladie.

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6 commentaires pour cet article

  1. J´ai lu le « Guide thérapeutique des couleurs » de Christian Agrapart et Michèle Delmas, je peux assurer qu´il s´agit en effet d´une méthode fascinante ! Je conseille d´ailleurs ce très bon bouquin (à mon humble avis révolutionnaire dans sa démarche) à tous ceux qui broient du noir (qui, je le rappelle, est l´absence de couleur ! :P).

  2. D’abord, les résultats positifs que j’obtiens avec mes patients = prototype de la non-preuve… c´est celle qu´utilise toute placebothérapie.

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