Expériences de mort imminente : la conscience peut vivre indépendamment du corps

C’est ce qu’affirme dans un documentaire la réalisatrice Sonia Barkallah, après avoir enquêté auprès de divers chercheurs scientifiques. Les expériences troublantes de mort imminente vécues par de nombreux patients ne sont pas des hallucinations. L’hypothèse d’une possible délocalisation de la conscience doit aujourd’hui être prise enfin au sérieux.

C’est un film que les télévisions boudent et que la communauté scientifique fait mine d’ignorer. Pourtant, « Faux Départ » est le film documentaire le plus complet jamais réalisé sur les expériences de mort imminente (EMI ou NDE pour Near Death Experiences).

Il fait le point des connaissances sur cet étrange état qu’ont vécu des centaines de milliers de patients de par le monde, alors qu’ils avaient été déclarés morts : la sensation de se détacher de son corps, et de flotter au-dessus de lui, d’assister à sa propre réanimation, d’entendre des chirurgiens parler entre eux, y compris dans des pièces extérieures à la salle d’opération, de traverser un long tunnel débouchant sur une lumière empreinte d’amour.

Les personnes qui ont connu ce type d’expérience en reviennent bouleversées. La plupart sont confrontées à un bilan moral de leur vie et à leurs carences d’amour. Une fois réanimées, elles retrouvent l’existence avec une confiance nouvelle et la certitude que leur vie a un sens, qu’elles doivent désormais être plus ouvertes, plus attentionnées aux autres, qu’elles doivent apprendre à aimer vraiment.

C’en est trop pour bien des Français, notamment dans la communauté scientifique et dans les médias, qui se ferment à l´évocation de ces notions « sensibles » : trop fleur bleue, naïf, ridicule !

Un nouveau protocole de recherche

Il n’empêche. Que la conscience ne soit pas une simple production du cerveau mais un phénomène spirituel à part entière, qu’elle puisse se délocaliser et persister de façon indépendante du corps, est une hypothèse qui tient la route : certains des témoignages rapportés dans le film sont formels. Une personne déclarée morte ne peut avoir connaissance de ce qui se passe sous la table où elle a été opérée ou dans la pièce d’à côté ! Cela a pu être testé par des réanimateurs, des infirmiers, des médecins.


Le Pr Postel.

Pour avancer sur ce terrain ont été lancés en France un centre de recherche sur la conscience (Cneric), présidé par le docteur Jean-Pierre Postel, anesthésiste réanimateur, chef de service à l´Hôpital Jean Leclaire de Sarlat (Dordogne), et un nouveau protocole de recherche, en cours d’élaboration, par le Eric Dudoit, psychologue clinicien au CHU de la Timone à Marseille.

« Cela apportera un jour nouveau sur la conception de la pensée, sur ce qu’est l’être humain par rapport à l’univers. Quelle est sa place ? Existe-t-il autre chose ? Je crois que la physique quantique nous a ouvert pas mal de voies, et il est permis de penser que la vie humaine n’est qu’une étape », estime Jean-Pierre Postel.


Sonia Barkallah.

Pour Sonia Barkallah, « la science actuelle n’apporte pas de réponse satisfaisante sur ces phénomènes. La mort est encore un sujet tabou. Si l’hypothèse selon laquelle la conscience fonctionnerait indépendamment de notre cerveau était validée, cela aurait des conséquences incalculables. Toutes nos références s’effondreraient, comme celle que la conscience est une production du cerveau. Il s´ensuivrait une révolution plus importante que l´héliocentrisme. Cela aurait des implications dans tous les domaines. Nous savons également qu´à la suite de cette expérience certaines personnes ont eu des rémissions spectaculaires de maladies graves. Ou ont développé des facultés extrasensorielles ».

Le combat d´une vie


Raymond Moody, lors du colloque
de Martigues en 2006.

C’est LE combat de sa vie : Sonia Barkallah, productrice (S17), réalisatrice, a tout misé sur son projet, encourager et promouvoir la recherche sur les EMI et la conscience.

Après avoir lu à l’âge de 11 ans le  livre référence sur la question, « La Vie après la vie », de Raymond Moody, elle connaît à 14 ans une expérience de sortie hors du corps. Mais cet événement la déroute dans son rapport avec le monde, par rapport auquel elle se sent inadaptée. A la suite du visionnage d’un film documentaire sur les EMI en 1999, elle retrouve espoir et se lance elle aussi dans la réalisation d’un film consacré à ce sujet. En 2002, elle entame une investigation qui durera quatre ans et débouche sur « Faux départ ».

A la suite du colloque de Martigues qu´elle a organisé en 2006, avec le soutien d´IANDS-France (rubrique Appel de Martigues), association de médecins et chercheurs, elle convainc les docteurs Dudoit et Postel de se lancer dans la recherche. Peu après naît l’idée de la création d’un centre de recherche dédié à la question de la conscience : elle fonde avec Jean-Pierre Postel le Cneric (Centre national d’études, de recherches et d’information sur la conscience) en avril 2009.

La place de l´homme dans l´Univers

Sonia interviendra lors de la deuxième édition de “Spiritualité en Pyrénées” qui a lieu du 6 au 10 juillet 2011 à Font-Romeu (Pyrénées orientales). Au cœur des débats : la question de la place de l’Homme dans l’Univers. Et, pour aller plus loin : Qu’en est-il de la réalité au regard de l’observateur et de son état de conscience ? Comment expliquer les EMI ou les sorties hors du corps ? Quelle est la place de la spiritualité en soins palliatifs ? Comment sciences et spiritualité peuvent-elle s’articuler pour oser étudier de nouveaux phénomènes ? Ces questions seront abordées par des physicien, médecin, philosophe, anthropologue, psychologue.

>> Voir également un site de témoignages sur les expériences de mort imminente.

>> “Ce que c´est que la mort” de Victor Hugo.

Pour aller plus loin :

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13 commentaires pour cet article

  1. Parlons-nous de l´observateur, ou parlons-nous de l´ensemble des connaissances, des souvenirs, des heurts et des affects qui ont été mémorisés au sein du cerveau, tout autant au niveau du corps qu´à celui de ses cellules ?

    Si nous parlons de cet ensemble divers et fragmenté évoqué en second, la conscience est le passé, n´est-ce pas? Les expériences sont aussi du domaine du passé, du révolu, et prennent forme dans le champ de l´activité mentale, par la réminiscence, c´est-à-dire une activité de la pensée, correct ?

    Nous prenons pour réel des événements passés, car nous avons gardé une mémoire et donc une connaissance de ces événéments. Nous savons, et donc le savoir est également le passé, correct ?

    Le passé, tout comme le futur, est donc une activité de la pensée, juste ?

    Maintenant, qu´est-ce que l´observateur ? L´observateur est-il également une pensée se caractérisant elle ou lui-même ? (selon que l´on soit mâle ou femelle). En effet, lorsque je dis ou pense: “Je suis”, c´est une activité de la pensée, n´est-ce pas ?

    Maintenant, la pensée est-elle individuelle ? Elle en a l´air, n´est-ce pas ? Lorsque je dis “je”, ce “je” réfère à un observateur particulier, qui est “moi”, n´est-ce pas ? Mais ce “je”, ou ce “moi”, ne sont-ils pas également, ou non plus, une expression de la pensée ? Vous suivez ? “Vous”, n´est-il pas également une expression de la pensée ?

    Ou ce à quoi réfère le sujet, qu´il soit “vous” ou “moi”, est-il autre chose encore ? Si cela réfère à autre chose, quelque chose qui n´est pas que, ou qui est au-delà du mot qui le caractérise, cela n´est-il pas le corps, c´est-à-dire le système nerveux et perceptif en soi ?

    Donc si le sujet réfère à ce système nerveux perceptif centralisé, qui est au centre de notre conscience, en tant qu´individu organique, lorsque cet organisme cesse de fonctionner, lorsque le sang cesse d´irriguer le cerveau, que le coeur s´arrête, etc, cette activité de la pensée se référant au centre des perceptions s´arrête également, correct ?

    Donc que reste-t-il ? Si la pensée vient “nourrir” le corps ou le cerveau de manière extérieure à son fonctionnement, lorsque le cerveau n´est plus en état de marche, que devient cette pensée? Si le corps n´est plus là, cette pensée ne peut plus se focaliser de manière individuelle, correct ? Donc il s´agit du corps qui crée cette individualisation de la pensée, juste ? Sans corps, ou la mort du corps, plus d´individu, n´est-ce pas ?

    Quelle est donc la nature de la pensée ? Si la pensée n´est pas individuelle, ou si elle n´advient de manière individuelle que par l´intermédiaire d´un corps, elle n´est pas non plus collective, car la pensée collective est la projection d´une ou de plusieurs pensées individuelles, correct ? La nature de la pensée n´est donc intrinsèquement ni collective ni individuelle, n´est-ce pas ? Quelle est donc l´origine de la pensée, ou de la conscience ?

    Ne faut-il pas mourir à soi-même psychologiquement pour découvrir ce qu´il en est ? Pour investiguer sur ces questions ? Comment peut-on mourir à soi-même si l´on a des croyances, quelles qu´elles soient, ou des appartenances à des groupements ou des contingences sociales et psychologiques qui nous enlisent dans l´intellect ou la tradition, au lieu de nous en libérer ?

    Et ne faut-il pas avoir l´esprit extrêmement tranquille, ou immobile, pour percevoir ce qui est et se mouvoir avec cela ?

    Est-ce que la science et la religion ont jamais permis à l´esprit d´être tranquille ? L´approche religieuse ou spirituelle, tout comme l´approche scientifique, sont des approches matérielles, extérieures, et parfois ou souvent dogmatiques.

    Ces approches ne me semblent pas compatibles avec l´esprit méditatif, bien qu´un esprit scientifique et rationnel soit nécessaire tout comme la capacité d´observer avec honnêteté et humilité et sans aucun motif ce qu´il en est. Car tout motif engendre nécessairement une distortion de l´observation, et s´inscrit dans le champ du soi et du mental analytique, et donc du passé. Et tout ce qui est passé est incapable de découvrir ce qui est actuellement, possiblement “vivant”, ou en tout cas, toujours en mouvement, ou peut-être en-deçà également de toute idée de mouvement et donc de temps.

  2. Maintenant, je vais tenter d´expliquer exactement ce qu´il en est en ce qui concerne ces expériences de mort imminente. Le cerveau dispose de nombreux “modules” perceptifs liés aux sens, et lorsque la pensée rentre dans un état modifié de conscience induit suite à un choc physique ou émotionnel, elle entre dans un état de veille hypnagogique, alors que les sens sont toujours en état de fonctionnement et enregistrent les informations. La conscience corporelle ou celui de l´équilibre, c´est-à-dire délimitant la perception que l´on a de son propre corps dans l´espace en est alors bouleversée. Qui n´a pas en effet eu un jour l´impression d´être en chute libre pour tout à coup se réveiller brusquement dans son lit? Le même mécanisme doit sûrement avoir lieu également dans nombre de ces expériences dites de sortie du corps, ou de mort imminente. Tout comme certaines expériences nous donnant l´impression de se sentir très léger au point de pouvoir se dire que l´on peut marcher sur l´eau (à ne pas essayer, seuls certains lézards et insectes étant capables de cette prouesse). La conscience perceptive étant tridimensionnelle, il est alors très facile pour le cerveau de s´imaginer à distance de ce qu´il perçoit,  dû à cet état de conscience modifié lié non seulement à une modification de la tension, de la pression artérielle et de l´équilibre existant entre système sympathique et parasympathique aussi bien au niveau des autres systèmes d´influx nerveux aussi bien perceptifs que rationnels composant l´ensemble du système nerveux incluant le cerveau. Dès lors, témoin “endormi” de la scène, l´expérimentateur a à son réveil l´impression d´avoir vécu une expérience réelle dans une sorte d´autre dimension, et il suffit que ce type d´expériences soient vécu par de nombreuses personnes pour qu´un socle d´expérimentation commune voit le jour, et induisant éventuellement de nouvelles personnes à vivre, par projection, des expériences plus ou moins semblables, mixés aux éléments symboliques et culturels des sujets vivant ces expériences.

  3. Pourquoi tout transformer en “combat” ? Les êtres humains ont fait de la vie un champ de bataille permanent, et tout est devenu une forme de bataille: se battre pour une cause, se battre pour un idéal, se battre contre la société, contre son voisin, contre la maladie, contre la vieillesse, etc, pourquoi l´être humain est-il incapable, apparemment, de vivre sans conflit ? Un esprit conflictuel, qui a peur, peut-il vraisemblablement savoir ce qu´est vivre ou ce qu´est mourir ? Un esprit souhaitant être rassuré, se satisfaisant de croyances lui promettant une continuité individuelle après la mort, n´est-il pas déjà mort, pétri de conclusions ? Peut-on comprendre la mort de son vivant, si l´esprit est accablé par des images et des dogmes que ceux-ci soient religieux ou intellectuels ? N´est-ce pas la pensée qui a inventé toutes ces choses soit disant “sacrées” ? La pensée en soi n´a rien de “sacré”, n´est-ce pas ? Mourir, c´est mourir à toutes certitudes, à toutes conclusions, aux images que nous avons formé à propos des autres et de soi-même, à propos de la société ou à propos de toute chose.

     

    “Pourquoi avez-vous peur de la mort ? Est-ce parce que peut-être, vous ne savez pas comment vivre ? Si vous viviez pleinement, auriez-vous peur de la mort ? Si vous aimiez les arbres, les couchers de soleil, les oiseaux, la feuille qui tombe, si vous étiez attentifs aux hommes et aux femmes qui pleurent, aux pauvres, , et si vous aviez vraiment de l´amour dans le coeur, auriez-vous peur de la mort ? Qu´en dites-vous ? Ne vous laissez pas persuader par moi. Réfléchissons-y ensemble. Vous ne vivez pas dans la joie, vous n´êtes pas heureux, vous n´êtes pas vitalement sensible aux choses. Est-ce pour cela que vous demandez ce qui va se passer après la mort ? La vie pour vous n´est que souffrance, alors la mort vous intéresse beaucoup plus. Vous avez le sentiment que, peut-être, le bonheur sera présent  après la mort. Mais c´est un immense problème, et je ne sais pas si vous voulez réellement l´approfondir. Après tout, c´est la peur qui est à la base de tout cela -la peur de mourir, la peur de vivre, la peur de souffrir. Si vous ne pouvez pas comprendre l´origine de la peur, et vous en libérer, il importe peu que vous soyez vivant ou mort.”

    Le Livre de la Méditation et de la Vie,  J.Krishnamurti

    12 novembre, Peur de la Mort ?

  4. Est-ce que l´esprit prend son temps à discuter et à bavarder sur ce qui se passe ? Ou bien est-ce le corps qui agit indépendamment de l´esprit ? Face à un précipice ou à un animal sauvage, le corps ne prend-il pas ses jambes à son coup ou ne s´écarte-t-il pas du danger, instinctivement ? L´esprit ne fait-il pas silence et n´est-il pas extrêmement attentif ? Pour savoir ce qu´il en est de la mort, cette qualité d´esprit calme et d´attention n´est-elle pas nécessaire ?

  5. “Si vous n´aviez plus qu´une heure à vivre, que feriez-vous ? Ne prendriez-vous pas les mesures nécessaires pour régler les choses extérieures, vos affaires, votre testament, et ainsi de suite? Ne réuniriez-vous pas votre famille et vos amis pour leur demander pardon du mal que vous avez pu leur faire et leur pardonner le mal qu´ils auraient pu vous faire? Ne mourriez-vous pas totalement aux choses de l´esprit, aux désirs et à ce monde? Et si une telle chose est réalisable l´espace d´une heure, alors elle est également réalisable au fil des jours et des années qui restent peut-être encore…Essayez et vous trouverez.”

    Le Livre de la Méditation et de la vie

    9 novembre, Plus qu´une heure à vivre.

     

    La suite:

    20 juillet, Le pardon n´est pas la véritable compassion.

  6. Il existe maintenant tout un faisceau de preuves de la non-localité de l´esprit, que l´esprit ne peut être réduit au cerveau. Preuves que la science officielle refuse de prendre en compte, préférant alléguer l´affabulation ou la fraude plutôt que de se pencher sur des phénomènes difficiles à appréhender.

    Bertrand Méheust en fait une autre démonstration dans son dernier livre, Les miracles de l´esprit – Qu´est ce que les voyants peuvent nous apprendre ? (La Découverte, 2011).

    « Une société n´accepte que très difficilement une réalité qui dérange, aussi massive soit-elle, si elle n´est pas prête à la recevoir », constate-t-il. Malgré le sérieux des recherches métapsychiques depuis plus d´un siècle et l´utilisation de « procédures de contrôle à ce point exigeantes que si on les appliquait aux autres certitudes des sciences humaines, à commencer par la psychanalyse, aucune ne pourrait subsister », les neurosciences campent sur des positions purement matérialistes.

     

  7. Personnellement, je ne suis nullement un expert dans le cerveau ou l´esprit, ni une autorité, bien s´en faut. Mais je me demande: comment pourrait-on localiser quelque chose qui n´existe pas matériellement dans le monde extérieur? Par ses manifestations? 

    Non-localité signifie-t-il immatérialité, ou simplement illusion, non-existence? En effet, il n´y a pas plus de preuves de l´existence indépendante du “soi”, ou du “moi” que de l´existence des fantômes, excepté que les scientifiques et autres psychologues croient dur comme fer en l´existence de cette première entité (c´est sans doute sentimental), et tendent à rejeter l´idée de l´existence des fantômes, sans doute selon le présupposé selon lequel il n´y a pas d´esprit sans corps, ce qui est sans doute, ou peut-être, correct, ou de corps sans esprit (la mort? Impossible…). 

    La pensée est une expression de l´esprit, est-ce juste? Peut-être l´esprit lui-même est pensée, produit par le cerveau. Elle peut soit être observée sur un support extérieur comme cette page internet, soit sur un “support” intérieur, qui est en quelque sorte, l´écran de notre mental, là où se déroule l´essentiel de notre vie psychologique, n´est-ce pas? 

    Aussi, le “je”, ou le “soi”, sont des productions de l´esprit, des mots, des images, associés à d´autres mots et images, souvenirs, mais ils peuvent très bien n´avoir aucune réalité intrinsèque fondamentale, excepté l´identification que l´on établit entre ces mots et ces images et l´organisme biologique observable, qui est quant à lui matériel. 

    L´on peut imaginer un “je”, un “moi”, ou un “soi” immatériel, ou dématérialisé, et qui, par dessus tout serait éternel (comment la mémoire ou son support pourrait-ils être éternels si matériels? Comment la mémoire, qui est information, pourrait-elle être immatérielle? Quantum physics to the rescue…), mais il ne s´agit vraisemblablement que d´imaginations, d´abstractions ou de croyances, et non de faits tangibles, objectifs, rationnels et observables, est-ce juste? 

    La question est donc la suivante: pourquoi l´esprit humain accepte-t-il de croire à des choses et idées sans la moindre ombre de preuves de leur existence et sans avoir soi-même exercé un esprit critique et sceptique sur ces croyances en observant par soi-même ce qu´il en est, car en matière d´esprit, n´importe qui est en mesure d´observer ses propres pensées et son propre fonctionnement sans avoir besoin d´aucune béquille extérieure ni de croire à aucune autorité dite psychologique ou “spirituelle”, si ce terme a réellement un sens? 

    Est-ce la peur qui pousse les gens à croire et à accepter l´autorité? Y a-t-il aucune réelle certitude ou sécurité dans une croyance quelle qu´elle soit? Le désir n´est-il pas indissociable de la peur? 

  8. Ce qui est vrai est ce qui marche.Or,quand on part du postulat que c´est le cerveau qui produit la pensée,ça ne marche pas.C´est ainsi que la psychiatrie échoue,pourquoi?Parce qu´elle ne répond pas aux questions existentielles que l´Homme s´est toujours posé:qui suis-je?Etc.Elle ne s´intéresse pas à la nature spirituelle des personnes dont elle a la charge,elle  s´occupe uniquement de leur cerveau.Ce point de vue matérialiste n´aide pas la personne à retrouver son autodétermination et ne la rend pas meilleure, plus responsable et plus capable de se débrouiller dans la vie.

  9. C´est un fait bien établi, il me semble, que la psychiatrie moderne n´est pas en mesure de guérir qui que ce soit psychologiquement, et qu´elle peut être également plus nocive qu´autre chose, par le fait d´enfermer des individus dans des cases, des catégories rigides et simplistes, des camisoles chimiques, et ne prenant pas en compte la personne dans sa globalité et son environnement sociétal. Et ce n´est pas être scientologue (au secours!) ou sectaire que de voir cela.

    L´adaptation à la société n´est pas non plus un gage de bonne santé mentale, étant donné l´état de confusion et de fragmentation globale de la planète et de notre environnement. J´ai entendu tout à l´heure au journal de 20h qu´un mariage de l´aristocratie monarchique anglaise est considéré comme l´événement le plus heureux de ce début de siècle… Cela en dit long sur le niveau de superficialité collective qu´ont atteint nos sociétés, ou tout au moins leurs médias représentatifs.

    Aussi, toute approche fragmentaire est nocive, et en ce point l´éducation est un exemple de toxicité sociale et psychologique aux effets très destructeurs, n´en déplaise aux personnels enseignants et à leurs syndicats de l´éducation “nationale” (au secours !). Pardon s´il y a des enseignants dans la salle.

    Maintenant, considérant le postulat que le cerveau produit la pensée, ce n´est pas parce que quelque chose ne marche pas que c´est nécessairement faux, cela peut juste indiquer qu´il y a d´autres questions, peut-être plus fondamentales, à se poser.

    Il y a un certain nombre de faisceaux d´indications tendant à montrer que le cerveau est nécessaire à la pensée: l´amnésie induite par des lésions cérébrales indique que certaines formes de mémoire dépendent du bon fonctionnement du cerveau, les aires de Broca ou du langage indiquent que la pensée a besoin du cerveau pour pouvoir être exprimée en mots, les aires visuelles seraient nécessaires à l´élaboration des images mentales, et la pensée pourrait s´arrêter momentanément lors de certains accidents cérébraux, pour ne citer que quelques exemples.

    Maintenant, si le cerveau est nécessaire à la pensée, cela ne veut pas dire qu´il en est le précurseur ou le générateur. Cela peut tout simplement indiquer que la question de savoir si oui ou non le cerveau produit la pensée est une question adjacente. Il est clair que le cerveau agit comme une machine enregistreuse, et que la mémoire, au moins pour une grande partie de la mémoire personnelle, est produite par le cerveau au travers des sens. Et la pensée, telle qu´elle est généralement utilisée, fonctionne grâce à la mémoire, un peu comme un ordinateur, de manière plus ou moins contextuelle.

    Maintenant, si le processus de la pensée est indépendant ou non de la mémoire, cela est une question qui mérite d´être posée, mais force est de constater que majoritairement la pensée est directement associée à la mémoire, et ce dans chacune de ses expressions. Aussi, la question d´une pensée indépendante de la mémoire a-t-elle un sens ou une quelconque réalité? Certaines recherches sur la pensée asymbolique pourraient laisser envisager l´existence d´une pensée non directement liée à la mémoire, mais là encore toutes ces descriptions ou concepts sont sujets à controverse.

  10. ab,Ceux qui nous gouvernent n´ont pas conscience comme vous que “la psychiatrie moderne n´est pas en mesure de guérir qui que ce soit psychologiquement…”puisqu´ils vont lui donner encore plus de pouvoirs avec cette loi votée en 1ère lecture il y a quelques jours à l´Assemblée nationale.”L´adaptation à la société n´est pas non plus un gage de bonne santé mentale”dites-vous.Qu´on s´adapte ou pas,la société bouge de toute façon,alors autant contribuer à la faire bouger dans le bon sens,ce qui est signe de bonne santé mentale.Chacun à notre niveau,nous pouvons essayer d´améliorer cette société en commençant par soi-même, puis autour de soi,dans sa famille,son travail,une association etc.,nous sommes tous responsables de l´état de cette société.

  11. Le moi semble être localisé dans la tête, derrière les yeux et entre les oreilles, est-ce la même chose pour vous? Le reste du corps semble être périphérique, voire indépendant du moi conscient.

  12. Il est très regrettable d’utiliser à ce sujet des formulations inadaptées en français comme en anglais

     Excursion  hors du corps serait plus logique

    Ou un autre mot qu’ « excursion » s’il parait  pas très sérieux

     Il n’y a pas mort.

     Ca peut être une première étape démontrant  que la réincarnation est une réalité .

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