« Sectes » : Comment la presse se laisse manipuler par le pouvoir

Thierry Bécourt, président de Cap Liberté de conscience, explique comment en 2006, cédant au chantage du président de la Miviludes (Mission de lutte contre les dérives sectaires) et de la présidente de l´Unadfi, la rédaction du “Téléphone sonne” sur “France Inter” l´avait finalement censuré. Alors même que c´était elle, la rédaction, qui avait souhaité l´entendre…


50 000 enfants en danger dans les sectes, selon la Miviludes ? Non, tout juste 9 cas en cours d´instruction liés à une problématique sectaire en 2 ans, selon l´administration française. Qui a raison ? Les premiers… parce qu´ils ont seuls le droit à la parole médiatique. En effet, afin d´éviter un débat contradictoire sur la réalité du danger sectaire, le gouvernement, les associations antisectes et les médias conjuguent leurs efforts pour évincer toute information qui pourrait contredire la propagande officielle.

Le mardi 19 décembre 2006, l’émission « Le Téléphone sonne » sur France Inter était consacrée au rapport intitulé « L´enfance volée : les mineurs victimes des sectes ». Le document était réalisé par la Commission parlementaire d´enquête présidée Georges Fenech, aujourd’hui président de la Miviludes, qui était présent à l’antenne avec Catherine Picard, présidente de l´Union nationale des Associations de défense des familles et de l´individu contre les sectes (Unadfi). Les questions posées par la rédaction : « Où en est la protection des mineurs contre les sectes ? Quelle est l´influence réelle des mouvements sectaires ? ».

Comme la déontologie y invite en cas de controverse, la rédaction en chef de l´émission avait proposé à Thierry Bécourt, président de CAP LC, d’apporter un autre point de vue sur cette question. Celui-ci s´est réjoui de cette « ouverture de la démocratie française ». Il attendit durant toute l’émission qu’on le rappelle pour participer. En vain.

Quelques minutes après la fin de l’émission, la rédaction l’appelle, se dit « déçue » et présente ses excuses : « Désolé, nous n’avons pas pu vous appeler. Si nous l’avions fait, M. Fenech nous a dit qu’il sortait du plateau »…

« On m’a purement évincé pour éviter le contradictoire, déplore M. Bécourt, car si je donnais quelques infos en public, toute leur thèse tombait à l’eau. Il suffisait de dire : “50 000 enfants ? Non, seulement 9 cas sur 2 ans, tous ministères confondus “, et c’était terminé ! Il n’y avait plus rien. Au revoir et on circulait ! Ils n’avaient pas d’outils pour répondre à ça. »

>> Voir vers 4’.

>> Présentations et analyses de la commission parlementaire de 2006 “Sectes et enfants” par le Cicns et par Cap LC.

>> Contacté par la rédaction, France Inter n´a pas, à ce jour, donné de réponse.

Pour aller plus loin :

>> Envoyer un droit de réponse

1 commentaire pour cet article

  1. Il est vraiment honteux que le gouvernement français puisse maintenir en son sein une institution aussi honteuse que la Miviludes. De toute évidence, Monsieur Fenech qui la préside ne survit qu´à coup de mensonges tous plus gros les uns que les autres. On se demande d´où lui vient l´ascendant qu´il semble avoir sur certains membres du gouvernement, dont l´actuel premier ministre, François Fillon, qui ne sortira pas indemne d´un partenariat aussi dégradant. Monsieur Fenech vit de mensonges, de viles censures et de dégradation de la parole publique lorsqu´il traîne dans la boue tout un chacun. Il s´attaque aux minorités de pensée, et aujourd´hui avec virulence aux médecines alternatives que nous sommes bien nombreux maintenant à utiliser… Mais pour quels mauvais intérêts ce sinistre personnage travaille-t-il ? Merci pour cette vidéo qui fait justice à ceux dont la parole a été bafouée.

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